LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402270

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402270

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402270
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantSILIE VERILHAC ET ASSOCIÉS CABINET D'AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. E... et Mme A... qui demandaient l'annulation de la décision du 23 février 2024 par laquelle le maire des Trois-Pierres ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division parcellaire. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles UA 3, UA 11 du PLU, des articles L. 113-1, L. 151-23 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que de l'article R. 111-2 du même code. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que l'accès au projet respectait les exigences de sécurité et de largeur minimale de 3,50 mètres prévues à l'article UA 3 du PLU, et que la protection des éléments de patrimoine (talus et alignement d'arbres) n'était pas compromise. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux autres moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juin 2024, M. B... E... et Mme C... A..., représentés par Me Le Velly, demandent au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 23 février 2024 par laquelle le maire de la commune des Trois-Pierres ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. F... et Mme D... portant sur une division parcellaire afin de créer deux lots à bâtir sur un terrain situé 31 la Mare Héberge ;

2°) de mettre à la charge de la commune des Trois-Pierres la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision attaquée méconnaît l’article UA 3 du plan local d’urbanisme (PLU) ;
- elle méconnaît les articles L. 113-1 et L. 151-23 du code de l’urbanisme dès lors que le règlement graphique du PLU identifie un talus d’alignement d’arbres en limite est des parcelles C 581 et C 583, protégé au titre de ces dispositions ;
- elle méconnaît l’article UA 11 du plan local d’urbanisme et de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme ;
- elle méconnaît l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2025, M. H... F... et Mme G... D..., représentés par Me Dartix Douillet, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.


La requête a été communiquée à la commune des Trois-Pierres le 9 juillet 2024, qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Bellec, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Thielleux, rapporteure publique,
- les observations de Me Gnokam, substituant Me Le Velly représentant M. E... et Mme A... ;
- et les observations de Me Dartix Douillet représentant M. F... et Mme D....


Considérant ce qui suit :

1. Le 25 janvier 2024, M. F... et Mme D... ont déposé une déclaration préalable portant sur la création de deux lots à bâtir sur les parcelles cadastrées C 583 et C 581 situées 31, la mare Hébergé sur le territoire de la commune des Trois-Pierres. Par la décision du 23 février 2024, le maire de la commune des Trois-Pierres ne s’est pas opposé à la déclaration préalable. M. E... et Mme A... contestent cette décision.

Sur les conclusions à fin d’annulation :


2. En premier lieu, aux termes de l’article UA 3 du règlement écrit du plan local d’urbanisme de la commune des Trois-Pierres : « 3.1 L’accès à une voie doit présenter les caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité des usagers des voies ou de celle des personnes utilisant ces accès, de la défense contre l’incendie, de la protection civile, et du ramassage des déchets ménagers et répondre à l’importance ou à la destination du bâtiment ou de l’ensemble de bâtiments envisagé. / 3.2 Lors d’une division parcellaire, tout accès desservant au moins une habitation doit avoir une largeur minimum de 3,50 mètres libre de stationnement. »


3. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle C 451, qui bénéficie de la servitude de passage pour accéder à la voie publique est devenue la parcelle C 581. Cette parcelle C 581 est, par la décision contestée, divisée en deux parcelles C 581 et C 583. Ces dernières bénéficient, dès lors, et contrairement à ce qu’affirment les requérants, de la servitude de passage de la parcelle d’origine C 451. Par ailleurs, les requérants indiquent que l’accès au projet n’est pas desservi par une voie d’une largeur minimum de 3,50 mètres, et que la décision ne donne aucune indication sur l’accessibilité des parcelles aux engins de lutte contre l’incendie. Il ressort du dossier de déclaration préalable que l’accès aux parcelles présente une largueur de plus de 3,50 mètres. Par ailleurs, il ressort du constat d’huissier, produit par le pétitionnaire, que la largeur de la voie d’accès au projet est de 3,50 m à 3,75 m selon les endroits. Dès lors, la largeur de la voie, qui respecte les dispositions de l’article UA 3 du règlement du plan local d’urbanisme, est suffisante pour le passage de véhicules de lutte contre l’incendie, sans que les requérants puissent utilement se prévaloir de l’absence de consultation du service départemental d’incendie et de secours, dont l’avis n’est pas obligatoire. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article UA 3 du règlement écrit du plan local d’urbanisme de la commune des Trois-Pierres doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l’article VI du titre I du règlement écrit du plan local d’urbanisme de la commune des Trois-Pierres : « Dispositions relatives aux éléments de patrimoine protégés au titre de la loi paysage (article L. 151-23, L. 151-19 du code de l’urbanisme). Les éléments de patrimoine protégés au titre de la loi paysage sont les suivants : / - les espaces boisés paysagers, / - les haies et alignement d’arbres, / - les mares. / Ces éléments ont été repérés comme étant constitutifs du paysage et de l’identité de LES TROIS PIERRES. Leur suppression est donc interdite. Cependant, pour des besoins d’aménagement, de mise en valeur ou de restauration, des travaux visant à modifier ces éléments sont tolérés (abattage de quelques arbres dans un massif d’espaces boisés paysagers par exemple), sous réserve d’une déclaration de travaux et que les travaux n’aient pas pour objet de supprimer totalement les éléments protégés. ».

5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du règlement graphique du plan local d’urbanisme que la partie Est des parcelles assiettes du projet sont concernées par une protection des talus d’alignement d’arbres au titre de l’article L. 151-23 du code de l’urbanisme. Le projet implique, ainsi que l’indique le plan de division qui matérialise les accès, l’abattage de quelques arbres situés sur un talus, pour réaliser deux accès aux parcelles C 581 et 583. Cependant, pour des besoins d’aménagement, de mise en valeur ou de restauration, des travaux visant à modifier ces éléments, notamment l’abattage de quelques arbres dans un massif d’espaces boisés paysagers, sont tolérés par les dispositions du règlement du plan local d’urbanisme citées au point précédent, sous réserve d’une déclaration de travaux et que les travaux n’aient pas pour objet de supprimer totalement les éléments protégés. En l’espèce, les accès créés sur les parcelles n’ont pas pour effet de supprimer totalement les éléments protégés eu égard à leur faible largeur. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article VI du titre I du règlement écrit du plan local d’urbanisme de la commune des Trois-Pierres doit être écarté.

6. En troisième lieu, l’article UA 11 du règlement écrit du plan local d’urbanisme : « Aspect des constructions - Article R.111-27 du code de l’urbanisme : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ».
7. Il ressort des pièces du dossier que le projet implique l’abattage de quelques arbres situés sur un talus pour permettre l’accès aux parcelles. Toutefois, cette suppression de quelques arbres pour créer l’accès aux parcelles n’ont pas pour effet de porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article UA 11 du règlement écrit du plan local d’urbanisme et de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l’article R. 111-2 du code de l'urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ».
9. Les requérants soutiennent qu’aucun équipement de lutte contre l’incendie n’est présent à moins de 400 mètres du projet. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du certificat d’urbanisme délivré le 17 novembre 2021 pour le même projet que celui autorisé par la décision contestée, que l’hydrant n° 8 est situé à 345 mètres et a une capacité de 400 m3. Dès lors, le moyen tiré de ce que le maire de la commune aurait entaché sa décision d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en délivrant l’autorisation litigieuse doit être écarté.
10. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 23 février 2024 par lequel le maire de la commune de Trois Pierre ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. F... et Mme D... doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune des Trois-Pierres, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. F... et Mme D... et non compris dans les dépens.




D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. E... et Mme A... est rejetée.

Article 2 : M. E... et Mme A... verseront à M. F... et Mme D... une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... E... et Mme C... A..., à la commune des Trois-Pierres et à M. H... F... et Mme G... D....

Délibéré après l'audience du 18 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Delacour, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025.


Le rapporteur,
signé
C. Bellec

La présidente,
signé
C. Galle

La greffière,

signé


A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions