mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402271 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 juin 2024 et le 25 juillet 2024, Mme B F, représentée par Me Mazza, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° DELB-20240080 du 11 avril 2024 par laquelle le conseil communautaire de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a voté la protection fonctionnelle au bénéfice de M. A C et de Mme D E ;
2°) de mettre à la charge de Le Havre Seine Métropole la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la délibération litigieuse :
- méconnaît les dispositions de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique ;
- est entachée d'illégalité dès lors que les deux personnes intéressées étaient présentes lors du vote et y ont participé ;
- est entachée d'illégalité en méconnaissance des critères jurisprudentiels de vote de la protection fonctionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2024, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, représentée par Me Aderno de la SELAS Seban et Associés, conclût, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et, en toute hypothèse, de mettre à la charge de Mme F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la délibération litigieuse a été retirée par la délibération n° DELB-20240247 du conseil communautaire le 4 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger que de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Mme B F, ancienne agente contractuelle territoriale de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, demande au tribunal de céans l'annulation de la délibération du 11 avril 2024 de cette collectivité octroyant à M. A C et à Mme D E le bénéfice de la protection fonctionnelle des suites de la plainte déposée au parquet national financier par la requérante contre ces derniers pour prise illégale d'intérêt, détournement de fonds publics, favoritisme et harcèlement moral.
3. Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2024, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a transmis au tribunal la délibération du 4 juillet 2024 portant retrait de la délibération litigieuse. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'annulation de la délibération par laquelle le conseil communautaire de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a voté la protection fonctionnelle au bénéfice de M. C et de Mme E ont perdu leur objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, qui n'est pas la partie perdante en l'espèce, la somme demandée par la requérante au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole présentées au titre de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme F à fin d'annulation de la délibération du 11 avril 2024 portant octroi de la protection fonctionnelle bénéfice de M. A C et de Mme D E.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B F et à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.
Fait à Rouen, le 9 octobre 2024.
La présidente de la 4ème Chambre,
Signé : C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026