vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402363 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BIDAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juin 2024, le préfet de la Seine-Maritime demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des articles L. 554-1 et L. 554-2 du code de justice administrative et de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le maire du Tréport s'est opposé à la déclaration préalable n° DP 076711 24 T0072 présentée par la société SFR pour l'installation d'un relais téléphonique sur un immeuble situé 4A avenue Jean Moulin, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la commune du Tréport de ne pas s'opposer à la déclaration préalable dans le délai d'un mois.
Il soutient que :
- la décision ne comporte aucun moyen de droit à l'encontre de la déclaration ;
- il n'est pas démontré d'impact négatif du projet dans son environnement ;
- le maire ne peut s'immiscer dans le pouvoir de police spéciale dévolu aux autorités de l'Etat, en l'absence de circonstances locales exceptionnelles.
Par une intervention enregistrée le 8 juillet 2024, la société SFR, représentée par Me Bidault, demande au tribunal :
1°) de suspendre l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le maire du Tréport s'est opposé à la déclaration préalable n° DP 076711 24 T0072 qu'elle a présentée ;
2°) d'enjoindre à la commune du Tréport, à titre principal, de lui délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de se prononcer à nouveau sur la déclaration préalable dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Tréport la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- il n'est pas démontré d'impact visuel du projet sur son environnement ;
- le principe de précaution n'a pas été méconnu, le maire ne pouvant en outre s'immiscer dans le pouvoir de police spéciale dévolu aux autorités de l'Etat.
Par une lettre enregistrée le 8 juillet 2024, la commune du Tréport, représentée par son maire, indique au tribunal qu'elle entend retirer l'arrêté contesté et qu'un arrêté de non-opposition sera établi dans les meilleurs délais.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le déféré, enregistré le 18 juin 2024 sous le n° 2402361, tendant à l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été convoquées à l'audience publique.
Au cours de l'audience publique du 9 juillet 2024, après la présentation du rapport, ont été entendues les observations de M. A pour le préfet de la Seine-Maritime et de Me Gaury, substituant Me Bidault, pour la société SFR.
La clôture de l'instruction a été différée au 11 juillet 2024 à 11 heures, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
La commune du Tréport a transmis une pièce, enregistrée le 9 juillet 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, dont les dispositions sont reproduites aux articles L. 554-1 et L. 554-2 du code de justice administrative : " Le représentant de l'État dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. () Le représentant de l'État peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme () formulée par le représentant de l'État dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. () "
2. Le 15 avril 2024, la société SFR a déposé à la mairie du Tréport un dossier de déclaration préalable de travaux, enregistré sous le n° DP 076711 24 T0072, pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile sur un bâtiment situé 4A avenue Jean Moulin au Tréport. Par arrêté du 11 juin 2024, transmis le 13 juin au titre du contrôle de légalité, le maire du Tréport s'est opposé au projet de la société SFR au motif que le projet entrainait un fort impact visuel sur l'environnement existant et en raison du devoir de précaution vis-à-vis de l'émission d'ondes radio dans une zone très densément peuplée. Le préfet de la Seine-Maritime demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
3. La société SFR a intérêt à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête. Son intervention est donc recevable.
4. Par arrêté du 9 juillet 2024, le maire du Tréport a abrogé l'arrêté litigieux du 11 juin précédent et décidé de ne pas faire opposition à la déclaration préalable du projet de construction en cause. Dès lors, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté, de même que celles à fin d'injonction, sont devenues sans objet.
5. En vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier un intervenant volontaire du paiement par une partie des frais qu'il a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre et en cette qualité par la société SFR ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention de la société SFR est admise.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction.
Article 3 : Les conclusions présentées par la société SFR au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Seine-Maritime et à la commune du Tréport.
Copie en sera adressée à la société SFR.
Fait à Rouen, le 12 juillet 2024.
Le président,
Signé
J. Berthet-Fouqué La greffière,
Signé
N. Drouilhet
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. HUSSEIN
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026