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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402444

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402444

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402444
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024, M. D B doit être regardé comme demandant au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'inscription de sa fille A B, à titre dérogatoire, au collège Jean Lecanuet de Rouen.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". L'article L. 522-3 du même code permet au juge des référés de statuer sans mener de procédure contradictoire et sans audience, notamment lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence. Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Lorsqu'un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cette disposition soient remplies, qu'une mesure visant à la sauvegarde d'une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures.

3. M. B doit être regardé comme demandant au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'inscription de sa fille A B, à titre dérogatoire, au collège Jean Lecanuet de Rouen alors que, par décision du 17 juin 2024, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Seine-Maritime a inscrit l'enfant au collège Fernand Léger de Petit Quevilly. Il fait valoir, à l'appui de sa demande, que le juge aux affaires familiales a autorisé, par jugement du 14 novembre 2023, cette inscription, que la mère de sa fille et sa propre épouse sont gravement malades et que le collège Lecanuet se situe à égale distance de son propre domicile et de celui de la mère de l'enfant. Toutefois, eu égard notamment à la date de la saisine du juge des référés par rapport à celle de la rentrée scolaire, la situation décrite par M. B ne peut être regardée comme caractérisant une urgence impliquant, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. Au demeurant, M. B ne se prévaut d'ailleurs d'aucune liberté fondamentale à laquelle la décision du 17 juin 2024 porterait atteinte. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête sur le fondement de l'article L 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B.

Fait à Rouen, le 26 juin 2024.

Le juge des référés,

A. C

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision "

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