lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402498 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2024, M. B C, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir ses conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte journalière de cent euros ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. C soutient que :
•la condition tenant à l'urgence à suspendre est remplie ;
•la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée est remplie dès lors que cette décision :
-est insuffisamment motivée ;
- viole le droit constitutionnel d'asile ;
- procède d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- méconnaît l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la décision par laquelle le président a désigné M. A comme juge des référés ;
- la requête, enregistrée le 26 juin 2024 sous le n° 2402502, par laquelle M. C demande l'annulation de la décision de l'OFII attaquée ;
- la décision du 12 juin 2024 d'attribution de l'aide juridictionnelle totale ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
2. Il ressort de la demande de référé que M. C, ressortissant nigérian, est entré en Italie au cours de l'année 2011 puis en France en 2017 avant d'être éloigné vers l'Italie an 2018, est entré une deuxième fois en France en novembre 2019 avant de solliciter l'asile pour la première fois dix-huit mois plus tard en mai 2021, a fait l'objet d'une mesure de transfert en Italie en 2021, est entré une troisième fois en France en août 2023 avant d'essuyer une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une année qu'il n'a pas exécuté et s'est rendu en Suisse où il a formé une demande d'asile ayant donné lieu à une mesure de transfert en France prononcée par les autorités helvétiques. Entré pour la quatrième fois sur le territoire national au cours du mois d'octobre 2023, il est parvenu à faire enregistrer sa demande d'asile le 8 décembre 2023.
3. Le requérant ne livre aucune précision sur ses conditions de vie pendant la longue période de 13 années de présence en Europe et, en particulier, au cours des trois épisodes en France. Agé de près de 39 ans, il ne fait état d'aucun facteur de vulnérabilité tenant notamment à son état de santé. Il est pris en charge au titre du dispositif d'hébergement d'urgence. La présente requête a été enregistrée au greffe plus de six mois après que M. C a eu connaissance de la décision attaquée, ce qui n'apparaît guère compatible avec l'urgence qu'il ne justifie que par référence à une situation de précarité qui est inchangée depuis de très nombreuses années. Par suite, le prononcé d'une mesure provisoire sans que soit établie une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant n'est, au cas particulier, pas justifié par l'urgence, laquelle s'apprécie concrètement.
4. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander la suspension de l'exécution de la décision du 18 janvier 2024 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été accordées le 10 mai 2021 jusqu'au 2 octobre 2021, date d'expiration de sa précédente demande d'asile. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la SELARL Mary et Inquimbert.
Copie en sera transmise, pour information, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Rouen, le 1er juillet 2024.
Le juge des référés,
P. A
N°2402498
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026