mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402601 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 3 et 11 juillet 2024, M. A B transmet au tribunal la décision en date du 6 juin 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a classé sans suite sa demande de naturalisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". En vertu de l'article R. 411-1 dudit code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".
2. M. B a été invité, le 5 juillet 2023, par les services de la préfecture de la Seine-Maritime, à produire un scan de son passeport, un scan de ses justificatifs professionnels depuis 2020 ainsi qu'un scan de son contrat de travail en cours dans son intégralité avec la date d'embauche, l'activité exercée et le salaire. En l'absence de réponse, le préfet de la Seine-Maritime l'a informé, par une décision en date du 6 juin 2024, du classement sans suite de sa demande de naturalisation.
3. En l'espèce, M. B produit devant le tribunal une copie de la décision préfectorale du 6 juin 2024, ainsi qu'une copie des documents demandés. Toutefois, le requérant n'a produit aucune requête contenant l'exposé de conclusions, c'est-à-dire les demandes qu'il entend présenter au juge. Il n'a pas non plus présenté de moyens, c'est-à-dire d'arguments visant à démontrer l'illégalité de la décision attaquée. Par conséquent, en l'absence de requête formée conformément aux prescriptions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la demande de M. B doit être rejetée comme manifestement irrecevable, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. La présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que M. B dépose un nouveau dossier de demande de naturalisation auprès des services préfectoraux.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Rouen, le 3 septembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
C. Galle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.ah
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