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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402662

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402662

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402662
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2024, Mme B A demande au juge des référés de " reconsidérer " l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. " Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparait manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnée d'une copie de cette dernière. "

2. Il n'appartient pas au juge des référés, qui statue en vertu des articles L. 511-1 et suivants du code de justice administrative, de " reconsidérer " une décision administrative. A supposer que Mme A ait entendu lui demander, sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 1er juillet 2024 du préfet de la Seine-Maritime portant suspension de permis de conduire pour une durée de six mois, elle ne produit pas la copie d'un recours en annulation qu'elle aurait formé contre cet arrêté. Sa requête est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Rouen, le 11 juillet 2024.

Le juge des référés,

J. BERTHET-FOUQUÉ

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