vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402684 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 juillet 2024, Mme A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de rétablir la décision initiale l'autorisant à s'inscrire en Master 2 telle que décidée par la commission pédagogique en date du 12 juin 2024 sans condition préalable de présentation d'attestation de reconnaissance de diplôme ;
2°) d'annuler la décision du 17 juin 2024 conditionnant son inscription sous réserve d'attestation de reconnaissance de diplôme émise par le service de la scolarité ;
3°) d'amener l'administration à lui trouver une solution si nécessaire en l'autorisant à s'inscrire en master 1 à défaut de l'autoriser à s'inscrire en master 2.
Vu :
- la requête n° 2402685 enregistrée le 9 juillet 2024, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision de l'université de Rouen Normandie du 17 juin 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparait manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
2. Par une décision du 17 juin 2024, le directeur de l'UFR des sciences de l'homme et de la société a, par délégation du président de l'université de Rouen Normandie, admis en liste principale la candidature de Mme B en 2ème année de master " psychologie, psychologie clinique et psychopathologie : évaluations, soins psychiques et recherche ", avec un avis favorable en attente de diplôme. La requérante, arguant qu'elle n'est pas en mesure de fournir une attestation de reconnaissance de diplôme, demande en référé l'annulation de la décision du 17 juin et le rétablissement d'une " décision " du 12 juin précédent de la commission pédagogique.
3. Il n'appartient pas au juge des référés, qui statue en vertu des articles L. 511-1 et suivants du code de justice administrative, d'annuler une décision administrative. A supposer que Mme B ait entendu lui demander, sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code, de suspendre l'exécution de la décision du 17 juin 2024 qu'elle conteste, cette décision a pour objet, ainsi qu'il est dit au point précédent, de l'admettre en liste principale à la formation à laquelle elle s'est portée candidate. Contrairement à ce qu'elle soutient, cette décision n'emporte pas " rétractation " de son admission au master, alors même qu'un courriel du 12 juin précédent la lui aurait annoncée sans mentionner la nécessité de justifier de la validation d'une première année de master pour accéder à la seconde. Dès lors, il est manifeste que sa demande est mal fondée et doit donc être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie sera adressée, pour information, à l'université de Rouen Normandie.
Fait à Rouen, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé :
J. BERTHET-FOUQUÉ
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2402684
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