vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402713 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, M. F B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'annuler les décisions de refus de visa de court séjour opposées par l'ambassade de France en Haïti à ses parents, M. A E B et Mme D C épouse B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. " Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparait manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
2. Il n'appartient pas au juge des référés, qui statue en vertu des articles L. 511-1 et suivants du code de justice administrative, d'annuler une décision administrative. Au surplus, en se bornant à faire valoir qu'un vol a été réservé pour le 15 juillet alors que les visas ont été refusés le 10 juillet et que le recours administratif préalable obligatoire est daté du même jour, M. B ne démontre pas l'existence d'une urgence particulière justifiant l'intervention du juge en application de l'article L. 521-2 précité du même code. Sa requête doit donc être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 précité dudit code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B.
Fait à Rouen, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
J. BERTHET-FOUQUÉ
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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