jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402753 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | SEYREK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 12 et 24 juillet 2024, M. F A, représenté par Me Seyrek, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté notifié le 12 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- est insuffisamment motivée ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant refus de délai de départ volontaire :
- est insuffisamment motivée ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est dépourvue de base légale dès lors que l'article " L. 511-1-II " du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile méconnaît les dispositions du paragraphe 2 de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008, dont il assure la transposition ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de renvoi :
- est insuffisamment motivée ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 avril 2024, le président du tribunal a désigné M. C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 24 juillet 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu, en l'absence de son avocat, les observations M. A, assisté de M. B, interprète en langue arabe, qui a en outre produit des pièces à l'audience. L'intéressé a déclaré regretter les faits commis contre son épouse ayant conduit à sa condamnation, dont la détention lui a permis de prendre conscience de leur gravité. Il a fait part de son souhait de prendre soin d'elle, compte tenu de son état de santé, et de leur enfant. Il a indiqué avoir entamé en détention un suivi médical et psychologique ainsi qu'un accompagnement en addictologie. Il a par ailleurs apporté des précisions quant à l'intensité de sa relation avec son enfant et les modalités de sa contribution à son entretien et son éducation, en particulier en détention. Ont enfin été entendues les observations de Mme D E, épouse A, qui a indiqué avoir souhaité, notamment par le biais de visites au centre de détention, un maintien des liens entre M. A et leur enfant, qui le réclame régulièrement et auquel il est très attaché. Elle a par ailleurs précisé que le comportement de M. A depuis sa détention lui permet de croire à la sincérité de ses regrets quant aux violences commises à son égard.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 12 h 02, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A, ressortissant algérien né le 13 janvier 1993, déclare être entré en France au cours de l'année 2019. Le 9 mars 2023, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 3 juillet 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté cette demande. En raison notamment de sa condamnation à une peine d'emprisonnement de vingt-quatre mois d'emprisonnement délictuel par un jugement du 27 mars 2023 du tribunal judiciaire du Havre et par l'arrêté attaqué notifié le 12 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
6. Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
7. Il ressort de ses termes que, pour prendre la décision attaquée, le préfet s'est fondé, outre la décision du 3 juillet 2023 par laquelle il avait rejeté la demande de titre de séjour de M. A, sur la circonstance que celui-ci constitue une menace pour l'ordre public dès lors qu'il a été condamné, par un jugement correctionnel du 27 mars 2023 du tribunal judiciaire du Havre, à une peine de d'emprisonnement délictuel de vingt-quatre mois et à une peine complémentaire de retrait de l'exercice de l'autorité parentale sur son enfant, pour des faits de violence et de menace de mort à l'égard de son épouse.
8. Toutefois, et d'une part, il est constant que M. A est père d'un enfant de nationalité française né le 9 décembre 2022, âgé d'environ un an et demi à la date de la décision attaquée, né de son mariage avec une ressortissante française. Il ressort des pièces du dossier, et n'est d'ailleurs pas contesté en défense par le préfet, que l'intéressé, qui résidait avec son enfant avant son incarcération, avait contribué à l'entretien et à l'éducation de celui-ci depuis sa naissance. Pendant sa détention, M. A a bénéficié d'un permis de visite dès le 20 mai 2023 au bénéfice de son épouse, et à compter du 20 septembre 2023 de celui de son fils. Il ressort en outre des termes de l'attestation produite par l'épouse de M. A, réitérés à l'audience et corroborés par la mère de celle-ci, que ces visites ont eu lieu à une fréquence au moins bimensuelle et au plus bihebdomadaire. Il ressort de cette même attestation que l'épouse de M. A a souhaité maintenir les liens entre ce dernier et son enfant, et témoigne, avec la grand-mère de celui-ci, de l'intensité de son attachement envers son père. Elle a enfin déclaré à l'audience avoir contacté son avocate afin d'instaurer, après rétablissement de l'exercice de l'autorité parentale, un droit de visite médiatisé et de fixer le montant d'une pension alimentaire. Ayant en outre reçu des salaires en raison de son emploi d'agent de bibliothèque, M. A a pu effectuer plusieurs virements financiers entre février et juillet 2024 au profit de son enfant ou de sa mère. Par ailleurs, s'il ressort des termes du jugement du 27 mars 2023 précité que le tribunal judiciaire du Havre avait notamment estimé que M. A ne bénéficiait pas d'un " ancrage " suffisant en France, en dépit de la naissance de son enfant, à l'égard duquel il avait relevé le désintérêt de son père, ce même tribunal, par un jugement correctionnel du 27 décembre 2023, intervenu neuf mois plus tard, a néanmoins fait droit à la requête de l'intéressé et l'a relevé de l'interdiction du territoire français prononcée à son encontre. Enfin, les violences réprimées par le jugement du 27 mars 2023 précité ont été commises en l'absence de l'enfant de M. A.
9. D'autre part, pendant sa détention, outre un suivi médical régulier, M. A a engagé volontairement, en détention, une démarche de soins psychologiques depuis le mois de septembre 2023, ainsi qu'un accompagnement éducatif addictologique depuis le mois de juillet 2023. Il y a également suivi des cours de remise à niveau ainsi qu'une formation professionnelle. L'intéressé a en outre bénéficié d'une réduction de la durée de sa peine à hauteur de six mois, puis, le 4 juin 2024, d'une réduction de peine de cinquante-cinq jours. De telles circonstances témoignent de son bon comportement en détention et de ses gages de réinsertion. Par ailleurs, par ses déclarations à l'audience, M. A a indiqué à plusieurs reprises et de manière non feinte regretter les violences commises à l'encontre de son épouse. Il ressort de ses déclarations à l'audience, réitérant les termes de son attestation versée à l'instance, qui n'ont pas semblé inspirées par la crainte, que l'épouse de M. A ne met pas en doute, au regard de son comportement depuis sa détention, la sincérité des regrets de celui-ci. Ainsi, s'il s'est rendu coupable de faits particulièrement graves, M. A a pris conscience de la gravité de ses actes et fait montre d'une réelle volonté de s'amender. Il ne présente dès lors plus le même caractère de dangerosité qu'a pu constater le tribunal judiciaire. Pour regrettables qu'elles soient, les déclarations tenues par M. A lors de son audition du 21 juin 2024 ne sont pas à elles seules de nature à remettre en cause cette appréciation.
10. Dans ces conditions, eu égard à l'importance de la présence de son père pour le développement de son enfant, encore en très bas âge, et en dépit du retrait de son autorité parentale dont M. A fait encore l'objet, le préfet n'a pu, sans méconnaître l'intérêt supérieur de son enfant, édicter à son encontre une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être accueilli.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête invoqué au soutien des conclusions dirigées contre la décision attaquée, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision notifiée le 12 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français, de même que, par voie de conséquence, des décisions notifiées le même jour portant refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.
Sur les conséquences de l'annulation :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
13. L'exécution du présent jugement implique, en application des dispositions précitées, que M. A se voit délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur sa situation. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé, au regard des motifs exposés au point 10, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de cette même date. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
14. En second lieu, aux termes de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".
15. L'exécution du présent jugement implique également que le signalement de M. A aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen soit supprimé dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé, en tant qu'il découle de l'arrêté annulé.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
16. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Il n'y a toutefois pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'en faire application et de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par le conseil de M. A.
D E C I D E :
Article 1 : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté notifié le 12 juillet 2024 du préfet de la Seine-Maritime est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de M. A, dans les conditions fixées au point 13, dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de cette même date.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F A, à Me Seyrek et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 25 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
J. CLa greffière,
Signé :
P. His
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026