jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402981 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024 à 9 h 40, M. B A demande au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'exécution des refus de l'administration pénitentiaire de le faire bénéficier des activités scolaires, de formations, de promenades isolées et des activités sociales et culturelles et de lui permettre l'accès à la bibliothèque ;
2°) d'enjoindre au chef du centre de détention de Val-de-Reuil de prendre les mesures nécessaires pour lui permettre d'accéder à ces activités.
M. A soutient que :
- les refus en litige portent atteinte à ses libertés et à sa réinsertion, en lien avec son projet de sortie ;
- il y a urgence compte tenu de sa sortie prévue en 2026 et sa démarche de réinsertion.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". L'article L. 522-3 de ce code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. M. A ne mentionne pas les libertés fondamentales auxquelles l'administration pénitentiaire porterait atteinte, ne donne aucune précision sur son projet de réinsertion et ne mentionne aucun motif d'illégalité des décisions de refus, au demeurant non produites, qu'il attaque. Il n'explique en outre pas pourquoi il serait nécessaire de suspendre ces décisions dans le délai de 48 heures. Par suite, la demande de M. A est manifestement mal fondée et doit être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Rouen, le 25 juillet 2024.
La juge des référés,
Signé :
H. C
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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