mercredi 7 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403110 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 31 juillet 2024 M. A, retenu au centre de rétention de Oissel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Eure de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Esnol comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol, magistrate désignée,
- les observations de Me Madeline, avocate commise d'office, représentant M. A qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et fait valoir en outre que :
* La décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet n'a procédé à aucun contrôle du droit au séjour de l'intéressé ;
* La décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen ;
* La décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que M. A vit en concubinage depuis 5 ans et est présent pour l'enfant de sa compagne âgé de 14 ans présentant des troubles autistiques et que l'intéressé n'a pas fait l'objet d'une condamnation pénale pour les faits pour lesquels il a été placé en garde à vue ;
* La décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le comportement de M. A ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'il est entré sur le territoire français depuis 9 ans et qu'il fait état d'un passeport en cours de validité ;
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de droit ;
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée de disproportion compte tenu des attaches de M. A sur le territoire français et de sa présence en France depuis 9 ans ;
- les observations de M. A qui dit avoir travaillé après 2018 et souhaiter rester sur le territoire français où il a toutes ses attaches personnelles ;
Le préfet de l'Eure n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, ressortissant marocain né le 23 février 1989 déclare être entré sur le territoire français en 2015. Par un arrêté du 30 juillet 2024, dont M. A retenu au centre de rétention de Oissel, demande l'annulation, le préfet de l'Eure l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté n° DCAT-SJIPE-2023-28 du 2 novembre 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 27-2023-329 de la préfecture, le préfet de l'Eure a donné délégation à M. C B, attaché d'administration de l'Etat, chef du bureau des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, notamment, l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire et pour fixer le pays de renvoi, ainsi que pour arrêter, dans son principe et dans sa durée, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Il mentionne à ce titre le fait que M. A qui a travaillé en tant que coiffeur, a fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement et qu'il a été placé en garde à vue pour des faits de violences conjugales Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. En outre, contrairement à ce que soutient M. A, le préfet n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments de fait à raison desquels il a estimé que ces décisions ne méconnaissaient pas les textes qu'il a visés. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation ne peuvent qu'être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () " .
5. Ces dispositions sont issues en dernier lieu, dans leur rédaction applicable au litige, de l'article 37 de la loi du 26 janvier 2024 susvisée pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration. Il ressort des travaux parlementaires ayant précédé son adoption que le législateur a notamment entendu codifier le principe selon lequel un étranger devant se voir attribuer de plein droit un titre de séjour ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il a ainsi entendu imposer au préfet, avant l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français, de vérifier, compte tenu des informations en sa possession, si un étranger peut prétendre à se voir délivrer de plein droit un titre de séjour et, dans le cas contraire, si la durée de sa présence en France et la nature et l'ancienneté des liens qu'il y entretient ou des circonstances humanitaires justifient qu'il se voit délivrer un tel titre.
6. En l'espèce, d'une part, il ressort des mentions mêmes de l'arrêté attaqué que l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été visé par le préfet de l'Eure. D'autre part, si l'arrêté attaqué ne mentionne pas expressément que l'autorité préfectorale aurait procédé à la vérification mentionnée au point précédent, la décision portant obligation de quitter le territoire français a néanmoins été prise après un examen de l'atteinte qu'elle susceptible de porter au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale. Or, M. A, qui ne fait par ailleurs état d'aucun élément de nature à être regardé comme des circonstances humanitaires, se borne à soutenir qu'il était susceptible de se voir admettre au séjour soit, de plein droit, sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile soit, à titre exceptionnel, sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () " Et aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
8. M. A soutient vivre en concubinage depuis 5 ans avec une ressortissante française, avoir travaillé en tant que coiffeur dans un salon de coiffure jusqu'en 2018 et avoir ensuite poursuivi son activité dans le cadre de mission ponctuelle et n'avoir fait l'objet d'aucune condamnation pénale. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a été placé en garde à vue pour des faits de violences sur sa concubine le 30 juillet 2024 et avoir fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement en 2019, 2021 et 2023 auxquelles il n'a pas déféré. De plus, l'intéressé ne fait pas état d'une activité professionnelle stable et durable sur le territoire français et ne soutient ni n'allègue être dépourvu de famille dans son pays d'origine. En outre, le requérant ne conteste pas les mentions de l'arrêté attaqué selon lesquelles il aurait vécu en Italie pendant deux années. Enfin, si l'intéressé se prévaut de sa relation avec le fils de sa compagne, il n'a pas fait état d'éléments circonstanciés de nature à établir qu'il entretiendrait un lien particulier avec l'enfant. Dans ces circonstances, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni pour les mêmes motifs, celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
9. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent et compte tenu particulièrement de l'absence d'intégration professionnelle stable de M. A, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 2 à 3, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision attaquée et du défaut de motivation ne peuvent qu'être écarté.
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du code précité : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".
13. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet s'est fondé, pour refuser d'octroyer à M. A un délai de départ volontaire, sur le fait que le requérant s'est maintenu sur le territoire français à l'expiration de son visa, qu'il a explicitement indiqué lors de son audition du 30 juillet 2024 ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine, n'a pas déféré à de précédentes mesures d'éloignement et a été placé en garde à vue pour des faits de violences sur sa concubine. L'intéressé tenant un discours teinté d'incohérences quant à son domicile faisant obstacle à l'identification d'une adresse stable, ne conteste pas en outre avoir fait échec à l'exécution des obligations de quitter le territoire français prononcées. Il ressort des pièces du dossier, que le préfet n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation en estimant, au regard des éléments précédemment énoncés qui ne sont pas contestés, qu'il existait un risque de soustraction par l'intéressé à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet en application des dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, l'intéressé ne fait état d'aucune circonstance particulière faisant obstacle à l'édiction de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Par ailleurs, en vertu de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
16. Il n'est pas contesté que M. A est entré sur le territoire français en 2015, où il s'est maintenu de manière stable depuis cette date, et qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française depuis cinq ans à la date de la décision attaquée. S'il ressort des pièces du dossier que M. A a été placé en garde à vue le 29 juillet 2024 pour des faits de violences à l'encontre de sa concubine, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A serait poursuivi pour ces faits, ni qu'il aurait fait l'objet de condamnations pénales. Si le requérant ne justifie pas à la date de la décision attaquée d'une intégration professionnelle, il se prévaut d'une durée de présence significative et soutient avoir maintenu son activité professionnelle. Dans ces conditions, compte tenu de sa durée de présence en France depuis 9 ans ainsi que de son concubinage depuis 5 ans avec une ressortissante française qui ne sont pas contestés par le préfet, le préfet de l'Eure a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation, en prenant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans, soit la durée maximale mentionnée à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de menace grave à l'ordre public.
17. Il résulte de ce qui précède que sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, M. A est fondé à en demander l'annulation en tant qu'elle fixe une durée d'interdiction de retour sur le territoire français de cinq années.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2024 en tant seulement qu'il interdit à M. A de retourner sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
19. Le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de l'intéressé doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 30 juillet 2024 du préfet de l'Eure est annulé en tant seulement qu'il interdit à M. A de retourner sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet de l'Eure.
Rendu disponible par mise à disposition par le greffe en application de l'article R. 922-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 7 août 2024.
La magistrate désignée,
B. ESNOL
La greffière,
A. LENFANTLa République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026