vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403111 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | LEPEUC MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 31 juillet 2024 et le 7 août 2024, M. B A, incarcéré à la maison d'arrêt d'Evreux, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée de cinq ans ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent à titre principal, de lui délivrer une carte de résident, à titre subsidiaire, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, à titre infiniment subsidiaire, et de lui délivrer dans l'attente un récépissé dans un délai de quinze jours suivant le jugement à intervenir dans l'attente du réexamen de sa situation et de procéder au retrait du signalement du système d'information Schengen dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de base légale dès lors que les dispositions de l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne pouvaient lui être opposées ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une méconnaissance de l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale et méconnait les dispositions de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré 7 août 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Esnol comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol, magistrate désignée, qui a soulevé d'office la substitution de base légale de la décision attaquée sur le fondement des dispositions de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les observations de Me Lepeuc, avocate commise d'office, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans ses écritures et fait valoir en outre que :
* La décision portant refus de renouvellement de la carte de résident est entachée d'un défaut de base légale et d'une méconnaissance du champ d'application de la loi dès lors que le préfet ne pouvait se fonder sur les dispositions des articles L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser de renouveler sa carte de résident ;
* La décision portant refus de renouvellement de la carte de résident méconnait les dispositions de l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors le préfet n'a pas vérifié la condition relative à la menace grave à l'ordre public ;
* La décision portant refus de renouvellement de la carte de résident méconnait les dispositions de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors le préfet n'a pas vérifié la condition relative à la menace grave à l'ordre public ;
* La décision portant refus de renouvellement de la carte de résident méconnait les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui n'est pas opposable à la situation du requérant ;
* La décision portant refus de renouvellement de la carte de résident méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que M. A, bien qu'ayant fait l'objet de 19 condamnations pénales, est inséré durablement en France où il a résidé de manière régulière pendant 35 ans ;
* La décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale, méconnait les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* La décision portant refus de délai de départ volontaire méconnait les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* La décision fixant le pays de destination est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entaché de disproportion ;
- les observations de M. A qui indiquent que ses frères et sœurs sont tous français, qu'il n'a pas de contact avec ses enfants mais a une petite amie avec qui il désire s'installer à sa sortie de détention.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant angolais, né 15 février 1980 est entré sur le territoire français en 1988. Il a obtenu le statut de réfugié par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 12 janvier 2000 et s'est vu délivrer des cartes de résident portant la mention de réfugié renouvelés deux fois. L'intéressé a sollicité le renouvellement de sa carte de réfugié le 4 avril 2023. Par une décision du 19 septembre 2023, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a retiré le statut de réfugié à M. A. Par arrêté du 26 juillet 2024, dont M. A incarcéré à la maison d'arrêt d'Evreux demande l'annulation, le préfet de l'Eure a refusé de renouveler la carte de résident de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée de cinq ans.
Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. A, bénéficiant de l'assistance de l'avocat de permanence, a sollicité dans ses écritures, son admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'intéressé doit ainsi être regardé comme ayant présenté, par l'intermédiaire de son avocat, une demande tendant à l'attribution de l'aide juridictionnelle. Dans ces conditions, eu égard à l'urgence qui s'attache au litige, il y a lieu de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est détenu, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. "
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L. 432-3 du même code : " () / Le renouvellement de la carte de résident peut être refusé à tout étranger lorsque : / 1° Sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public ; / () ". Aux termes de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve de l'absence de menace grave pour l'ordre public, de l'établissement de la résidence habituelle de l'étranger en France et des articles L. 411-5 et L. 432-3, une carte de résident est renouvelable de plein droit. "
5. Il résulte des dispositions précités que, contrairement à la délivrance d'une première carte de résident et au renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle, le refus de renouvellement de la carte de résident ne peut être fondé sur la menace pour l'ordre public que constitue la présence en France de l'intéressé, mais uniquement sur l'un des motifs énoncés aux articles L. 411-5 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concernent l'étranger dont le comportement présente une menace grave à l'ordre public.
6. Pour prendre la décision attaquée de refus de titre de séjour, le préfet de l'Eure s'est fondé sur les dispositions des articles L. 412-5 et L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a estimé que le comportement de M. A constituait une menace à l'ordre public. Toutefois, d'une part, le préfet ne pouvait, sans méconnaître le champ d'application de la loi se fonder sur les dispositions des articles L. 412-5 et L. 426-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas relatives au refus de renouvellement des cartes de résident, mais qui encadrent respectivement le refus de renouvellement des cartes de séjour temporaire et pluriannuelles et le retrait de la carte de résident. D'autre part, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A n'aurait pas sollicité dans les délais le renouvellement de sa carte de résident, il n'est pas davantage établi, ni même allégué en défense, que l'intéressé pouvait se voir opposer la condition relative à l'existence d'une menace grave à l'ordre public, qui relève d'un pouvoir d'appréciation distinct de celui de la menace à l'ordre public. Par suite, en estimant que, dès lors que la présence en France de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, il pouvait, pour refuser de renouveler sa carte de résident, lui opposer les dispositions précitées des articles L. 412-5 et L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Eure a entaché la décision attaquée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi et d'une erreur de droit.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision portant refus de titre de séjour du 29 juillet 2024 doit être annulée, ainsi que par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans qui se trouvent ainsi privées de base légale.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
8. Eu égard au motif d'annulation énoncé ci-dessus, le présent jugement implique nécessairement d'enjoindre au préfet de l'Eure ou à tout préfet territorialement compétent de réexaminer la demande de renouvellement de la carte de résident de M. A, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui remettre, dans l'attente, une attestation provisoire de séjour.
Sur les frais liés au litige :
9. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Lepeuc, représentant M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lepeuc de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté 26 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination de cette mesure d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Eure ou à tout préfet territorialement compétent de réexaminer la demande de renouvellement de la carte de résident de M. A dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui remettre dans l'attente une attestation provisoire de séjour.
Article 4 : Sous réserve que Me Lepeuc renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Lepeuc, avocat de M. A, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Lepeuc, et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 août 2024.
La magistrate désignée,
signé
B. Esnol
Le greffier,
signé
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026