LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403116

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403116

vendredi 2 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403116
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 janvier 2024 refusant un permis de visite à Mme D pour son conjoint incarcéré. La requérante n'a pas démontré l'urgence, condition nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute de preuve suffisante d'une relation de concubinage établie et en raison du délai de huit ans sans demande de permis de visite. La juge des référés a donc rejeté la requête, ainsi que les conclusions accessoires, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, Mme C D , représentée par Me Dandan, Sarl RD AVOCAT demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 8 janvier 2024 par laquelle la cheffe d'établissement du centre de détention de Val-de-Reuil a refusé de lui accorder un permis de visite au bénéfice de M. F A ;

2°) d'enjoindre à l'administration pénitentiaire de lui délivrer un permis de visite au profit de son conjoint dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 11 juin 2024 sous le n° 2402255 par laquelle Mme D demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code pénitentiaire ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme E pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". L'article L. 522-3 dudit code permet au juge des référés de rejeter une demande sans mener de procédure contradictoire et sans audience notamment lorsqu'elle ne présente pas un caractère d'urgence. Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Mme D demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 8 janvier 2024 par laquelle la cheffe d'établissement du centre de détention de Val-de-Reuil a refusé de lui accorder un permis de visite au bénéfice de M. F A. Elle avait formulé la même demande, par une requête enregistrée le 11 juin 2024, et rejetée pour défaut d'urgence par le juge des référés par ordonnance du 2 juillet 2024, après mise en œuvre d'une procédure contradictoire et convocation d'une audience. Le juge des référés relevait notamment que, pour justifier de l'urgence à suspendre, Mme D se prévalait de la relation de concubinage qu'elle entretient avec M. A alors que, pour justifier de la réalité de cette relation, la requérante ne produisait que deux attestations, du frère de M. A et d'un ami de la famille, qu'il résultait de l'instruction que M. A bénéficiait de neuf permis de visite, dont l'un a été délivré le 16 juillet 2020 à Mme " B " en sa qualité de concubine, que Mme D, n'avait pas présenté de demande de permis de visite durant les huit premières années d'incarcération de M. A et ne figurait pas sur la liste des contacts téléphoniques de l'intéressé, contrairement à la personne qui lui rend visite en sa qualité de concubine.

3. Si Mme D soutient, dans la présente requête, qu'une démarche est en cours afin qu'il soit mis fin au permis de visite de Mme " B ", et qu'elle entretient des relations téléphoniques avec M. A, l'existence d'une relation de concubinage avec ce dernier n'est toujours pas établie par les pièces produites, soit une attestation du frère de M. A et d'une amie, et il n'est pas contesté que Mme D n'a pas présenté de demande de permis de visite pendant les huit premières années d'incarcération de M. A, l'état de santé de sa mère, dont elle s'occupe toujours aujourd'hui, n'étant pas susceptible d'expliquer un tel délai. Dans ces conditions, eu égard en particulier à ce délai et à la persistance d'un doute sur l'existence d'une relation de concubinage entre la requérante et M. A, la condition d'urgence n'est toujours pas établie et les conclusions aux fins de suspension doivent être rejetées sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles aux fins qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D.

Copie en sera adressée à la cheffe du centre de détention de Val-de-Reuil.

Fait à Rouen, le 2 août 2024.

La juge des référés,

A. E

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

nd

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions