lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er août 2024, M. D A, représenté par Me Macrel, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre pour une durée de deux ans ;
2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
M. A soutient que la décision :
* est entachée d'incompétence ;
* est insuffisamment motivée ;
* procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet de la Seine-Maritime a produit des pièces le 1er août 2024.
Vu :
la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique du 5 août 2024, présenté son rapport et entendu les observations orales de :
* Me Macrel, avocat commis d'office représentant M. A qui soutient que :
- il est arrivé en 2020 et connaissait sa compagne via les réseaux sociaux dès 2019 ;
- il a de la famille à Toulouse ;
- sa conjointe a une fille dont il s'occupe ;
- il a des amis en France ;
* M. A assisté de M. B, interprète en arabe, qui soutient qu'il connaissait sa compagne avant son arrivée en France.
L'instruction étant close à l'issue de l'audience à 15 heures 45, en application de l'article R.776-26 du code de justice administrative ;
1. M. A, ressortissant algérien, né le 26 janvier 2000, est, selon ses dires, entré sur le territoire français en 2020. Suite à son interpellation pour détention de stupéfiants, le préfet de la Seine-Maritime a, par arrêté du 20 juillet 2024, pris à son encontre une décision portant prolongation d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans aux motifs qu'il n'a pas déféré aux précédentes mesures prises à son encontre, qu'il n'a fait aucune démarche tendant à ce que lui soit délivré un titre de séjour depuis son arrivée en France, que s'il se prévaut d'une relation de couple cela ne lui octroie pas un droit au séjour, qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et que M. A n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par décision du 20 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime a décidé le placement en rétention du requérant.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. M. A, qui serait entré sur le territoire français en 2020, soutient que le centre de ses intérêts privés et familiaux se trouve en France. D'une part, il n'est pas contesté que le requérant est hébergé depuis une année en France par sa compagne, qu'il connait depuis plusieurs années. D'autre part, il est constant que l'intéressé ne présente pas de menace pour l'ordre public. S'il ressort de la motivation de l'arrêté en litige, ce que le requérant ne conteste pas, que ce dernier a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans qui a été prolongée, auxquelles il n'a pas déféré, il ne ressort cependant d'aucun élément du dossier qu'au regard de la durée et des conditions de sa présence en France, la situation de M. A justifierait que l'interdiction de retour dont il fait l'objet soit de nouveau prolongée pour une durée qui serait, en outre, supérieure à cinq ans. Par suite, M. A est fondé à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
3. Le présent jugement n'appelle l'adoption d'aucune mesure d'exécution particulière.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 20 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. A est annulé.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Macrel et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 août 2024.
Le magistrat désigné,La greffière,
T. CA. LENFANT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026