mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403153 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2024, M. B A, représenté par Me Loevenbruck, demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1) de suspendre l'exécution de la décision du 21 juin 2024 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande de renouvellement de sa carte professionnelle en qualité d'agent de sécurité ;
2) d'enjoindre au directeur du conseil national des activités privées de sécurité de réexaminer sa demande et de lui délivrer, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, un récépissé lui permettant de poursuivre son activité professionnelle ;
3) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il y a urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige et qu'il existe un doute sérieux quant à sa légalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, le conseil national des activités privées de sécurité, représenté par son directeur, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction et au rejet du surplus de la requête.
Vu :
- la requête n°2403152, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mulot, premier conseiller, en qualité de juge des référés sur le fondement de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Mulot, juge des référés, a été présenté lors de l'audience publique du 19 août 2024 à 14h00, tenue en présence de M. Tostivint, greffier d'audience, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que M. B A s'est vu délivrer le 6 septembre 2019 par le conseil national des activités privées de sécurité une carte professionnelle l'autorisant à exercer les activités d'agent de gardiennage ou de surveillance humaine pour une durée de cinq ans. Au cours du mois d'avril 2024, il en a sollicité le renouvellement. A l'issue d'une procédure contradictoire, le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a, par une décision du 21 juin 2024, refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A. Par la présente requête, M. A, qui a par ailleurs sollicité du juge de l'excès de pouvoir l'annulation de cette décision, demande au juge des référés d'en suspendre l'exécution.
2. Dans son mémoire en défense, le conseil national des activités privées de sécurité justifie que par une décision de son directeur du 13 août 2024, postérieure à l'introduction de la requête en référé, une carte professionnelle valable cinq ans a été délivrée à M. A. La décision dont la suspension de l'exécution est demandée s'est ainsi trouvée, en cours d'instance, implicitement mais nécessairement abrogée. Il n'y a, dès lors, pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction.
3. Enfin il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction.
Article 2 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à M. A une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au conseil national des activités privées de sécurité.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 20 août 2024.
Le juge des référés,
signé
R. Mulot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
N°2403153
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