LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403497

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403497

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403497
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantFlorent Verdier

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de Mme A, après que l'université de Rouen Normandie a retiré sa décision de refus d'admission en master de psychologie. La requérante contestait ce refus en invoquant notamment l'urgence liée à son projet de reconversion professionnelle et l'illégalité de la décision fondée sur une capacité d'accueil limitée. Le juge a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a rejeté le surplus des conclusions, dont la demande de frais de procédure. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 août 2024, Mme C A, représentée par Me Verdier, demande :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 15 juillet 2024 par laquelle le président de l'université de Rouen Normandie a refusé sa candidature en première année du master de psychologie " clinique du développement : situation de handicap et problématiques actuelles " ;

2°) d'enjoindre au président de l'université de Rouen de l'inscrire en première année de ce master ;

3°) de mettre à la charge de l'université de Rouen Normandie la somme de 2 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, subsidiairement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

* la condition tenant à l'urgence à suspendre est remplie dès lors que le refus attaqué compromet son projet de reconversion professionnelle à court terme ;

* la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision du 15 juillet 2024 attaquée est remplie dès lors que :

- l'autorité administrative s'est cru, à tort, en situation de compétence liée pour valider l'avis émis par le jury d'admission en master ;

- le motif de refus tiré d'une capacité offerte limitée est un critère illégal ;

- la décision est privée de base légale dans la mesure où elle repose sur une délibération de conseil d'administration, introuvable, non publiée, ni accessible ;

- faute de désignation régulière des membres de la commission d'admission en master, elle a été privée d'une garantie de procédure ayant eu un sens sur la décision négative attaquée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2024, le président de l'université de Rouen Normandie conclut :

1°) au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ;

2°) au rejet du surplus de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2024, Mme A conclut :

1°) au non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête ;

2°) à ce que la somme demandée au titre des frais du procès soit ramenée à 1 000 euros.

Vu :

- la décision par laquelle le président a désigné M. B comme juge des référés ;

- la requête enregistrée le 24 juillet 2024 sous le n°2403060 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Après avoir convoqué à l'audience publique :

- Me Verdier,

- et l'université de Rouen Normandie.

Après avoir, au cours de l'audience publique du 13 septembre 2024 à 9 h, présenté son rapport.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

1. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique d'admettre provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision non datée mais prise postérieurement à l'introduction de la requête de Mme A, l'université de Rouen Normandie a retiré la décision du 15 juillet 2024 de refus d'admission en première année du master de psychologie " clinique du développement : situation de handicap et problématiques actuelles " attaquée. La requérante a, en cours de procédure, conclu à bon droit à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur les conclusions principales de sa demande de référé. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit constaté qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'université Rouen Normandie une somme d'argent au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 15 juillet 2024 par laquelle le président de l'université de Rouen Normandie a refusé sa candidature en première année du master de psychologie " clinique du développement : situation de handicap et problématiques actuelles " et à fin d'injonction.

Article 3 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à Me Florent Verdier et à l'université de Rouen Normandie.

Fait à Rouen, le 13 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

P. B Le greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2403497

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions