jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403512 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 août 2024, Mme C B, représentée par Me Vocat demande :
1°) d'enjoindre au directeur des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) de l'Eure, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de mettre à disposition de la jeune A une aide humaine sur le temps de cantine dans les huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que le refus d'aide équivaut à priver l'enfant de cantine et va engendrer de graves troubles dans la famille ;
- la mesure demandée en référé présente un caractère d'utilité pour l'enfant et sa famille ;
- la mesure demandée ne fait obstacle à aucune décision administrative et se borne à rendre effective la décision d'attribution d'une aide humaine prise par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Eure le 13 mars 2024 ;
- le refus exprimé par le DSDEN est manifestement contraire à l'obligation de résultat prescrite par l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- ce refus crée une discrimination entre enfants en situation de handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2024, la rectrice de l'académie de Normandie conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un message électronique du 10 septembre 2024, intervenu postérieurement à l'enregistrement de la requête, Mme B a été informée par le coordonnateur du pôle inclusif d'accompagnement localisé de l'Eure que des moyens financiers avaient été alloués pour l'accompagnement de A B pendant la durée du temps de pause méridienne. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de mettre à disposition de la jeune fille une aide humaine sur le temps de cantine sont devenues sans objet.
2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme B.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée, pour information, à la rectrice de l'académie de Normandie.
Fait à Rouen, le 19 septembre 2024.
Le juge des référés,
P. MINNE
N°2403512
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