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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403512

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403512

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403512
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir une aide humaine pour sa fille sur le temps de cantine. En cours d'instance, l'administration a informé la requérante que des moyens financiers avaient été alloués pour cet accompagnement. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 août 2024, Mme C B, représentée par Me Vocat demande :

1°) d'enjoindre au directeur des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) de l'Eure, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de mettre à disposition de la jeune A une aide humaine sur le temps de cantine dans les huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B soutient que :

- l'urgence est établie dès lors que le refus d'aide équivaut à priver l'enfant de cantine et va engendrer de graves troubles dans la famille ;

- la mesure demandée en référé présente un caractère d'utilité pour l'enfant et sa famille ;

- la mesure demandée ne fait obstacle à aucune décision administrative et se borne à rendre effective la décision d'attribution d'une aide humaine prise par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Eure le 13 mars 2024 ;

- le refus exprimé par le DSDEN est manifestement contraire à l'obligation de résultat prescrite par l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles ;

- ce refus crée une discrimination entre enfants en situation de handicap.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2024, la rectrice de l'académie de Normandie conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par un message électronique du 10 septembre 2024, intervenu postérieurement à l'enregistrement de la requête, Mme B a été informée par le coordonnateur du pôle inclusif d'accompagnement localisé de l'Eure que des moyens financiers avaient été alloués pour l'accompagnement de A B pendant la durée du temps de pause méridienne. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de mettre à disposition de la jeune fille une aide humaine sur le temps de cantine sont devenues sans objet.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme B.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée, pour information, à la rectrice de l'académie de Normandie.

Fait à Rouen, le 19 septembre 2024.

Le juge des référés,

P. MINNE

N°2403512

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