jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403522 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 août 2024, un mémoire en production de pièces enregistré le 2 septembre 2024 et un mémoire enregistré le 4 septembre 2024, M. A D demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
M. D soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- a été prise sans examen sérieux de sa situation personnelle ;
- a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- a été prise sans examen sérieux de sa situation personnelle ;
- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public qu'il représenterait et méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La décision fixant le pays de destination :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- a été prise sans examen sérieux de sa situation personnelle ;
- est entachée d'un défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision lui interdisant le retour en France :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- a été prise sans examen sérieux de sa situation personnelle ;
- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et du refus de délai de départ volontaire ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une contradiction de motifs ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en production de pièces et un mémoire en défense enregistrés le 6 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du président du tribunal désignant Mme E comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 10 septembre 2024, ont été entendus le rapport de Mme E, et les observations de Me Kreuzer, avocate commise d'office, pour M. D et de Mme C, sa compagne, qui persiste dans ses conclusions et moyens, mais ajoute que l'ensemble des décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et indique que M. D rend régulièrement visite à ses enfants de nationalité française dont il s'occupe, qu'il ne présente pas de menace pour l'ordre public vu l'ancienneté des signalements, qu'il vit en concubinage depuis septembre 2023 avec Mme C, de nationalité française, qu'il a fait deux ans d'études au Campus des métiers de Bobigny et avait entamé un CAP en pâtisserie et un apprentissage en électricité, qu'il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, de nationalité ivoirienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été pris par Mme F qui disposait, en qualité de chargée de missions au bureau de l'éloignement de la préfecture de la Seine-Maritime, d'une délégation de signature par arrêté n° 24-026 du 7 juin 2024 du préfet de la Seine-Maritime, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial du même jour n° 76-2024-088. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions contestées, contenues dans l'arrêté du 30 août 2024, doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions en litige comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées, notamment le séjour irrégulier de M. D en France, la menace à l'ordre public qu'il représente, l'absence de preuve qu'il serait le père de deux enfants, son absence de ressources, la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre, le risque qu'il s'y soustrait, sa nationalité et l'absence de preuve qu'il serait exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elles sont donc suffisamment motivées.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. D a été auditionné par les services de police le 30 août 2024 et qu'il a pu faire état de sa situation personnelle et familiale et de la perspective de son éloignement vers son pays d'origine. Il n'a donc pas été privé de son droit à être entendu. Il ne fait en outre pas état d'observations supplémentaires qu'il aurait souhaité apporter et qui auraient été de nature à influer sur la décision prise à son encontre.
5. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions auraient été prises sans que soit réalisé au préalable un examen sérieux de la situation personnelle de M. D.
6. En cinquième lieu, s'il n'est pas établi que M. D aurait fait l'objet de condamnations pénales, il est défavorablement connu par les services de police depuis septembre 2017 notamment pour des faits, commis entre 2017 et 2020, de vol aggravé avec violences, vol en réunion, recel, usage illicite de stupéfiants, violences en réunion, outrage et violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique. A l'occasion de ces interpellations, il a menti plusieurs fois sur son identité réelle. M. D ne fait état d'aucune perspective d'insertion professionnelle et n'établit pas d'insertion sociale en France. Il ne démontre dès lors pas l'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public qu'il représente. En tout état de cause, l'obligation de quitter le territoire français en litige est fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux étrangers ne pouvant justifier d'une entrée régulière en France et s'y étant maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour, et non sur les dispositions du 5° de cet article, relatives aux étrangers constituant une menace pour l'ordre public.
7. En dernier lieu, si M. D, né en mai 2002, soutient résider en France depuis la fin de l'année 2016 et avoir été placé à l'aide sociale à l'enfance, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit et ses allégations générales. Il produit un état des lieux d'entrée dans un logement à Rouen de novembre 2022, mentionnant son nom et celui de Mme B qui serait la mère, de nationalité française, de ses enfants nés en avril 2023 et en juin 2024. S'il soutient avoir reconnu ses enfants qui résideraient désormais à Douai avec leur mère, il ne produit aucun document d'état civil et aucune pièce justifiant qu'il contribuerait actuellement à leur éducation et à leur entretien. Si l'intéressé argue de la relation qu'il entretient avec Mme C, de nationalité française, cette relation, qui a débuté en septembre 2023, est récente. M. D, qui est défavorablement connu des services de police pour de nombreux faits commis entre 2017 et 2020, ne démontre pas travailler et ne fait état d'aucune perspective sérieuse d'insertion professionnelle alors qu'il aurait entamé un CAP en pâtisserie et un apprentissage en électricité. Il n'allègue aucune insertion sociale particulière. Il n'a pas mis à exécution l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 4 avril 2021 par le préfet de la Seine-Saint-Denis et n'a pas tenté de régulariser sa situation administrative alors même qu'il soutient être le père de deux enfants de nationalité française. Il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, où il a vécu une grande partie de sa vie. Par suite, en obligeant l'intéressé à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts poursuivis, ni porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent donc être écartés.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige, de son insuffisante motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. D sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2, 3 et 5 du présent jugement.
9. En deuxième lieu, si le préfet de la Seine-Maritime a indiqué dans la décision que M. D était défavorablement connu des services de police, il a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire sur le fondement du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant en considération le risque qu'il se soustrait à l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre et non sur le fondement du 1° de cet article qui permet de refuser un délai de départ aux étrangers constituant une menace à l'ordre public. Par suite, M. D ne peut utilement soutenir à l'encontre de la décision qu'il attaque, que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public qu'il représente.
10. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision ayant obligé
M. D à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré du défaut de base légale, par exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, doit donc être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
12. Par les pièces qu'il produit, M. D ne démontre ni être entré régulièrement en France ni avoir jamais demandé la délivrance d'un titre de séjour, alors même qu'il allègue avoir été placé à l'aide sociale à l'enfance depuis ses quatorze ans et être le père de deux enfants de nationalité française. Il n'établit d'ailleurs pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants et ne justifie pas, par les pièces qu'il produit, les voir tous les quinze jours comme il l'allègue à l'audience. Il n'a pas mis à exécution la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet en avril 2021 alors qu'il n'était pas encore père. Il ne conteste pas n'avoir pas présenté de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Il ne démontre aucune circonstance particulière permettant de justifier qu'il entendrait exécuter la mesure d'éloignement prise à son encontre par ses propres moyens. Il présente donc un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. C'est, par suite, sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire.
Sur la décision portant fixation du pays de destination :
13. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige, de son insuffisante motivation, du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé et du défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2, 3, 5 et 10 du présent jugement.
14. En deuxième lieu, en se bornant à faire état d'un conflit familial quant à des terres agricoles, M. D, qui n'a jamais entendu se placer sous la protection des autorités françaises et n'a pas demandé l'asile, n'établit pas encourir des risques actuels de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Côte-d'Ivoire, pays qu'il aurait quitté selon lui fin 2016. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent donc être écartés.
15. En dernier lieu, M. D n'établit aucun obstacle à ce que ses enfants lui rendent visite dans son pays d'origine et il n'établit en tout état de cause pas contribuer à leur éducation et à leur entretien. Il ne démontre pas être dépourvu d'attaches en Côte-d'Ivoire, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où réside sa mère. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, comme celui de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent donc être écartés.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige, de son insuffisante motivation, du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. D et du défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2, 3, 5 et 10 du présent jugement.
17. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision refusant à M. D l'octroi d'un délai de départ volontaire n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré du défaut de base légale doit donc être écarté.
18. En troisième lieu, si la décision en litige mentionne, dans ses motifs, qu'il est justifié de prononcer à l'encontre de M. D une interdiction de retour sur le territoire français de la durée de deux ans, son dispositif n'interdit son retour que pendant la durée d'un an. La décision doit donc être regardée comme entachée d'une erreur de plume dans ses motifs, qui n'a pas d'incidence sur sa légalité.
19. En dernier lieu, M. D n'établit pas être entré régulièrement en France et sa présence sur le territoire depuis 2017 n'est attestée que par les interpellations dont il a fait l'objet par les services de police. Il n'a pas demandé la régularisation de sa situation administrative malgré, selon lui, un placement à l'aide sociale à l'enfance et la naissance de deux enfants de nationalité française, et n'a pas mis à exécution la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre. Il n'établit, par les pièces qu'il produit, ni entretenir des liens avec ses enfants qui résideraient sur le territoire national ni avoir une activité professionnelle. En dépit de la durée de son séjour en France, en lui interdisant le retour en France pendant la durée limitée d'un an, le préfet de la Seine-Maritime n'a dès lors pas porté d'atteinte disproportionnée, eu égard aux buts poursuivis, à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Il n'a, par suite, pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour en France pendant la durée d'un an. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé :
H. E La greffière,
Signé :
P. HIS
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026