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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403551

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403551

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403551
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES JU
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant vietnamien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le requérant n'avait pas été privé de son droit à être entendu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024, M. C H B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.

M. B soutient que :

L'obligation de quitter le territoire français :

- a été prise par une autorité incompétente ;

- n'est pas suffisamment motivée ;

- a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

- a été prise sans examen sérieux de sa situation personnelle et de la possibilité de le réadmettre en Hongrie ;

- est entachée d'une erreur de droit quant à la possibilité de le réadmettre en Hongrie et quant à la régularité de son séjour en France ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- été prise par une autorité incompétente ;

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La décision fixant le pays de destination :

- a été prise par une autorité incompétente ;

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est entachée d'un défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'une erreur de droit ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La décision lui interdisant le retour en France :

- a été prise par une autorité incompétente ;

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et du refus de délai de départ volontaire ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2024 et des mémoires en production de pièces enregistrés le 3 septembre 2024 et le 6 septembre 2024, le préfet du Nord, représenté par la SELARL Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.

Le préfet du Nord soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision du président du tribunal désignant Mme G comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention d'application de l'Accord de Schengen du 14 juin 1985 entre les Gouvernements des États de l'Union économique Benelux, de la République fédérale d'Allemagne et de la République française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 10 septembre 2024, ont été entendus le rapport de Mme G, et les observations de Me Kreuzer, avocate commise d'office, pour M. B, assisté de M. A, interprète en vietnamien par téléphone, qui persiste dans ses conclusions et moyens, mais expose notamment les risques encourus au Vietnam du fait d'une dette et sa volonté initiale de demander l'asile en Hongrie et en France, le préfet du Nord n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité vietnamienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été pris par M. E F qui disposait pour ce faire, en qualité de sous-préfet de Douai, d'une délégation de signature par arrêté du préfet du Nord du 5 février 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 2024-064 du 5 février 2024 et, en qualité de membre de la permanence du corps préfectoral, d'une délégation de signature par arrêté du 18 avril 2024 du préfet du Nord, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 2024-144 du 19 avril 2024. Le préfet établit en outre que M. F était de permanence le 1er septembre 2024. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées, contenues dans l'arrêté du 1er septembre 2024, doit donc être écarté.

3. En deuxième lieu, les décisions en litige comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées, notamment l'entrée et le séjour irréguliers de M. B en France, son absence de droit au séjour en Hongrie, la mesure d'éloignement prise à l'encontre de sa compagne, le risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre, sa nationalité et l'absence de preuve qu'il serait exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elles sont donc suffisamment motivées.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été auditionné à deux reprises par les services de police le 1er septembre 2024 et qu'elle a pu faire état des motifs de son séjour en France, de sa situation administrative et personnelle et de la perspective de son éloignement vers son pays d'origine. Il n'a donc pas été privé de son droit à être entendu. Il ne fait en outre valoir aucune observation supplémentaire qu'il aurait souhaité porter à la connaissance du préfet et qui aurait été de nature à influer sur la décision prise à son égard.

5. En quatrième lieu, il ressort des dispositions des articles L. 611-1 et L. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'obligation de quitter le territoire français, et de celles des articles L. 621-1 et suivants du même code, relatives aux procédures de remise aux États membres de l'Union européenne ou parties à la convention d'application de l'accord de Schengen, que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre État ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application des articles L. 621-3 à L. 621-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'État membre de l'Union ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement des articles L. 621-1 et suivants, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagé l'autre. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'État membre de l'Union ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un État membre ou titulaire d'une " carte bleue européenne " délivrée par un tel État, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet État ou de le réadmettre dans cet État.

6. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur de droit en obligeant M. B à quitter le territoire français. S'il est constant que l'intéressé a exprimé le souhait d'être éloignée à destination de la Hongrie et produit un visa national hongrois " D " de court séjour valable entre le 26 juin 2024 et le 20 septembre 2024, ce visa ne permet qu'une entrée unique et qu'un séjour de trente jours. M. B, entré en Hongrie le 15 juillet 2024, ne dispose donc plus du droit d'entrer ni de séjourner de nouveau dans ce pays. S'il soutient posséder un titre de séjour hongrois d'une durée de deux ans lui permettant de travailler, il ne l'établit par aucune pièce et soutient à l'audience avoir laissé ce titre en Hongrie à son domicile dont il ne se souvient plus de l'adresse, alors même qu'il aurait quitté ce logement il y a moins de 15 jours. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et du défaut d'examen de la possibilité de réadmission en Hongrie ne peuvent qu'être écartés et alors, en tout état de cause, que la décision en litige permet son exécution d'office dans tout pays dans lequel l'intéressé serait légalement admissible.

7. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions auraient été prises sans que soit réalisé au préalable un examen sérieux de la situation personnelle de M. B.

8. En sixième lieu, aux termes de l'article 19 de la convention d'application de l'Accord de Schengen du 14 juin 1985 : " 1. Les étrangers titulaires d'un visa uniforme qui sont entrés régulièrement sur le territoire de l'une des Parties Contractantes peuvent circuler librement sur le territoire de l'ensemble des Parties Contractantes pendant la durée de validité du visa, pour autant qu'ils remplissent les conditions d'entrée visées à l'article 5, paragraphe 1, points a), c), d) et e). () " Aux termes de l'article 5 de la même convention : " 1. Pour un séjour n'excédant pas trois mois, l'entrée sur les territoires des Parties Contractantes peut être accordée à l'étranger qui remplit les conditions ci-après: a) posséder un document ou des documents valables permettant le franchissement de la frontière, déterminés par le Comité Exécutif; () c) présenter le cas échéant les documents justifiant de l'objet et des conditions du séjour envisagé et disposer des moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans le pays de provenance ou le transit vers un État tiers dans lequel son admission est garantie, ou être en mesure d'acquérir légalement ces moyens; d) ne pas être signalé aux fins de non-admission; e) ne pas être considéré comme pouvant compromettre l'ordre public, la sécurité nationale ou les relations internationales de l'une des Parties Contractantes. () 3. Est admis en transit l'étranger titulaire d'une autorisation de séjour ou d'un visa de retour délivrés par l'une des Parties Contractantes () " Aux termes de l'article 22 de cette convention : " 1. Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des Parties Contractantes sont tenus de se déclarer, dans les conditions fixées par chaque Partie Contractante, aux autorités compétentes de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent. Cette déclaration peut être souscrite au choix de chaque Partie Contractante, soit à l'entrée, soit, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de l'entrée, à l'intérieur du territoire de la Partie Contractante sur lequel ils pénètrent. () " Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ".

9. M. B n'établit ni même n'allègue posséder un document permettant le franchissement de la frontière française, ne s'est pas déclaré à son arrivée contrairement aux prévisions de l'article 22 de la convention d'application des accords de Schengen, ne présente aucune preuve qu'il aurait en France un hébergement et des moyens de subsistance, l'intéressé ayant déclaré aux services de police n'avoir que 50 euros et déclarant à l'audience posséder 100 euros, et ne démontre pas être légalement admissible en Grande-Bretagne, pays qu'il a déclaré vouloir rejoindre. Le requérant ne démontre donc pas que son entrée en France, fusse-t-elle pour un transit vers la Grande-Bretagne, serait régulière. Si M. B soutient souhaiter demander l'asile en France, il ne ressort d'aucune de ses déclarations qu'il aurait exprimé ce souhait avant l'audience et donc avant la décision qu'il attaque. Dépourvu de titre de séjour, M. B pouvait donc, sans erreur de droit ni erreur d'appréciation, faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.

10. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, entré très récemment en France le 31 août 2024, n'y dispose pas d'attaches en dehors de sa compagne, Mme D, compatriote, qui fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Il déclare à l'audience seulement souhaiter rejoindre la Grande-Bretagne. Il n'est pas dépourvu de toute attache au Vietnam où il a vécu toute sa vie, où réside sa famille et où il n'établit pas, par les pièces qu'il produit, encourir des risques de traitement inhumain ou dégradant. En l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Nord n'a donc pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige et de son insuffisante motivation sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2 et 3 du présent jugement.

12. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision ayant obligé

M. B à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré du défaut de base légale, par exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, doit donc être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : ()3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

14. M. B n'est pas entré régulièrement en France et n'y a pas demandé la délivrance d'un titre de séjour. S'il a communiqué son passeport aux services de police, il a déclaré ne posséder que 50 ou 100 euros et est donc dépourvu de tout moyen de subsistance lui permettant de vivre en France et de s'acquitter d'un titre de transport pour quitter le territoire national par ses propres moyens. Il ne dispose pas de logement en France. M. B présente donc un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise à son encontre. C'est, par suite, sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet du Nord lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire.

Sur la décision portant fixation du pays de destination :

15. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige, de son insuffisante motivation et du défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2, 3 et 12 du présent jugement.

16. En second lieu, si M. B soutient encourir des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine du fait de dettes impayées contractées auprès d'un groupe mafieux, il n'établit ces risques par aucune pièce, ne soutient pas avoir vainement tenté de se placer sous la protection de son propre pays et n'a demandé l'asile ni en Hongrie, où il est pourtant resté plusieurs semaines, ni en France. M. B, qui a usé de son unique droit d'entrée en Hongrie, n'y est plus admissible. Pour ces motifs et ceux exposés aux points 5, 6, 9 et 10 du jugement, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation sont écartés.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

17. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige, de son insuffisante motivation et du défaut de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sont écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 2, 3 et 12 du présent jugement.

18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision refusant à M. B l'octroi d'un délai de départ volontaire n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré du défaut de base légale doit donc être écarté.

19. En dernier lieu, M. B n'établit pas être entré régulièrement en France et n'a pas demandé la régularisation de sa situation administrative. Il n'établit aucune attache sur le territoire où il est entré récemment. En lui interdisant le retour en France pendant la durée limitée d'un an, le préfet du Nord n'a donc pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation ni méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour en France pendant la durée d'un an. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C H B et au préfet du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé :

H. G La greffière,

Signé :

P. HIS

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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