vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403573 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | AUDRA-MOISSON STEPHANIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 septembre 2024, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté notifié le 2 septembre 2024 par lequel il a été obligé à quitter le territoire français sans délai à destination d'un pays et interdit le retourner sur le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
M. A soutient que l'arrêté qu'il conteste :
- a été pris par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivé ;
- a été pris sans examen de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Le préfet de la Seine-Maritime a produit le 4 septembre 2024 un mémoire en production de pièces.
Le préfet de l'Eure a produit le 9 septembre 2024 un mémoire en production de pièces.
Par courrier du 12 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre des décisions qui n'existent pas.
Vu :
- la décision du président du tribunal désignant Mme C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 12 septembre 2024, ont été entendus le rapport de Mme C, et les observations de Me Yousfi, pour M. A et de M. A et de son épouse, qui admettent que l'intéressé n'a pas fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays et interdiction de retour sur le territoire français, le préfet de l'Eure et le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité tunisienne, demande au tribunal d'annuler un arrêté par lequel il aurait été obligé à quitter le territoire français sans délai à destination d'un pays et interdit le retourner sur le territoire français.
2. Il est constant que M. A a fait l'objet, le 18 mai 2016, d'un arrêté par lequel le préfet de l'Eure a prononcé son expulsion du territoire français et qu'il a été récemment placé en rétention administrative en exécution de cet arrêté dont il n'a pas demandé l'abrogation. Cet arrêté, dont le tribunal administratif, dans son jugement n° 1602338 du 16 mai 2017, n'a pas remis en cause la légalité, est devenu définitif. M. A admet à l'audience n'avoir pas fait l'objet d'un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination de son pays d'origine et lui interdisant le retour en France. Par suite, ses conclusions en annulation, dirigées contre des décisions qui n'existent pas, sont irrecevables et doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Seine-Maritime et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé :
H. C La greffière,
Signé :
P. HIS
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime et au préfet de l'Eure, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026