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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403870

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403870

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403870
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée avait perdu son utilité, le préfet ayant délivré à l'intéressée, le 27 septembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 décembre 2024, régularisant ainsi sa situation. La condition d'utilité requise par l'article L. 521-3 n'étant plus remplie, la demande a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2024, Mme A B demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une convocation afin d'obtenir le renouvellement de son titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle se trouve maintenue en situation de séjour irrégulier et qu'elle est ainsi exposée à un risque d'éloignement ;

- la mesure sollicitée est utile ;

- elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la demande de renouvellement du titre de séjour de la requérante est toujours en cours d'instruction et qu'une nouvelle attestation de prolongation lui a été délivrée le 27 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Armand, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante mauricienne née le 19 septembre 1989, a déposé, le 16 octobre 2023, une demande de renouvellement du titre de séjour qui lui a été délivré en qualité de conjoint de français et valable du 5 janvier 2022 au 4 janvier 2024. La requérante demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la convoquer dans un délai de quinze jours afin d'obtenir le renouvellement de son titre de séjour,

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Il résulte de l'instruction que le préfet de la Seine-Maritime a délivré à Mme B, le 27 septembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, qui l'autorise à séjourner régulièrement en France du 27 septembre 2024 au 26 décembre 2024. La mesure sollicitée par la requérante ne présente donc plus d'utilité au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

4. Mme B ne justifie pas des frais qu'elle aurait engagés dans la présente instance. Par suite, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Rouen, le 3 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

G. ARMAND

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier, ah

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