mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403972 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 octobre 2024 et 8 octobre 2024, Mme B E, représentée par Me Yousfi, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à Me Yousfi au titre de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, valant renonciation de l'avocat à la part contributive de l'Etat, à titre subsidiaire à lui verser directement la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme E soutient que :
- L'arrêté attaqué :
o est signé par une autorité incompétente ;
o est insuffisamment motivé ;
o est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux ;
- La décision portant obligation de quitter le territoire :
o méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- La décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
o est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
o méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;
- La décision fixant le pays de destination :
o méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
o est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
o est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
o méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le préfet du Nord a produit un mémoire en production de pièces, enregistré le 3 octobre 2024.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Favre comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Favre, magistrate désignée ;
- les observations de Me Yousfi, représentant Mme E, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'il développe ;
- Mme E, assistée de Mme A y Tapia, interprète assermentée en langue espagnole, qui répond aux questions posées par le tribunal.
Le préfet du Nord n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante paraguayenne née le 29 septembre 1992, est entrée sur le territoire le 22 avril 2022 munie de son passeport. Par l'arrêté attaqué du 2 octobre 2024, le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par le même arrêté, elle a été placée au centre de rétention administrative de Oissel (Seine-Maritime).
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement Mme E au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
3. Par un arrêté du 5 mars 2024, publié le même jour au recueil n° 2024-097 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme D C, adjointe au chef du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière de la préfecture du Nord, à l'effet de signer, en particulier, les décisions attaquées. Le moyen d'incompétence de la signataire des décisions litigieuses, qui manque en fait, doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour obliger Mme E à quitter le territoire français, le préfet du Nord s'est fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a retenu que l'intéressée est entrée sur le territoire de manière irrégulière et s'y est maintenue sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. En outre, pour prendre cette décision, le préfet du Nord a retenu que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressée d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux ne peuvent qu'être écartés.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de son audition du 1er octobre 2024, que Mme E est rentrée en France pour la dernière fois il y a deux mois. Elle déclare avoir quitté son pays d'origine pour des motifs économiques et résider en Espagne, sans bénéficier, ni avoir sollicité de titre l'autorisant à y séjourner. L'intéressée fait valoir être en couple avec un ressortissant marocain bénéficiaire d'un titre de séjour français portant la mention " étudiant " expirant le 4 octobre 2022. Ainsi, Mme E n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés en France. Par ailleurs, l'intéressée ne justifie pas être dépourvue d'attaches au Paraguay, où résident ses trois enfants mineurs. Dans ces conditions, il n'est pas établi que la décision en litige du préfet du Nord du 2 octobre 2024 ait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et qu'elle aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision contestée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme E.
7. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour refuser d'accorder à Mme E un délai de départ volontaire, le préfet du Nord s'est fondé sur les dispositions des 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le préfet a relevé notamment que Mme E est entrée sur le territoire de manière irrégulière et s'y est maintenue sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, et a retenu qu'il existait un risque que l'intéressée se soustraie à la mesure d'éloignement dès lors qu'elle ne justifie pas d'une adresse stable et durable et qu'elle a déclaré refuser de rentrer dans son pays d'origine. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressée d'en contester utilement le bien fondé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux ne peuvent qu'être écartés.
9. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code précité : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / ()1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, () ".
11. Mme E est entrée sur le territoire le 22 avril 2022 munie de son passeport puis y est rentrée pour la dernière fois il y a deux mois après un passage en Espagne. Elle ne démontre pas justifier de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'elle ne justifie pas d'une adresse stable et durable en France et qu'elle a déclaré refuser de rentrer dans son pays d'origine lors de son audition le 1er octobre 2024. L'intéressée n'invoque aucune circonstance particulière pour démontrer que le risque qu'elle se soustraie à la mesure d'éloignement ne serait pas établi. Il en résulte que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la décision attaquée fixe comme pays de destination le pays dont l'intéressée a la nationalité, ou en application d'un accord ou arrangement de réadmission communautaire ou bilatéral un pays qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité, ou avec son accord, un autre pays dans lequel elle établit être légalement admissible. Il ressort des mentions de la décision attaquée que celle-ci vise la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que Mme E ne prouve pas être exposée à des peines ou des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constitue le fondement. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux ne peuvent qu'être écartés.
14. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
11. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. En dernier lieu, Mme E fait valoir que le jour de son interpellation, elle se rendait en Espagne où elle habite depuis plusieurs années et où sa sœur bénéficie d'un permis de résident temporaire valable jusqu'au 18 mars 2029. Toutefois, l'intéressée ne dispose d'aucun titre permettant de séjourner en Espagne, ni ne justifie avoir entamé des démarches pour en obtenir. Ainsi, la requérante ne peut reprocher au préfet de n'avoir pas fixé l'Espagne comme pays de sa destination. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire.
18. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public.". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
19. D'une part, la décision prononçant à l'encontre de Mme E une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, qui vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne notamment que les conditions de son entrée et de la durée de son séjour en France, qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'elle ne présente pas une menace pour l'ordre public. Ainsi, cette décision, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressée, des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivée. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux ne peuvent qu'être écartés.
20. D'autre part, dans la mesure où Mme E ne s'est vu accorder aucun délai de départ volontaire en vue de se conformer à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, le préfet du Nord était fondé à assortir cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, sans qu'y fassent obstacle les circonstances alléguées par l'intéressée selon lesquelles elle n'a pas fait l'objet d'une décision de refus de titre de séjour, elle n'a jamais fait l'objet de précédente mesure d'éloignement et qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Mme E ne justifie aucune insertion sociale et professionnelle en France alors que ses enfants résident dans son pays d'origine. Sa situation ne relève pas de circonstances humanitaires qui feraient obstacle à ce que le préfet du Nord lui interdise le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an. Par suite, compte tenu de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
22. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte et celles au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Mme E est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à Me Yousfi et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
L. FAVRE
La greffière,
Signé
C.DUPONT
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026