mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2404060 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2404060 les 9 et 10 octobre 2024, et un mémoire complémentaire enregistré le 21 octobre 2024, Mme A B, représentée en dernier lieu par Me Montreuil, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, sans délai, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour et d'effacer sa fiche du système d'information Schengen et du fichier des personnes recherchées ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, cette condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est illégale, dès lors qu'il est impossible d'identifier l'identité de son signataire ;
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise en violation des articles L. 432-13 et suivant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour, alors qu'elle justifie résider en France depuis plus de dix années ;
- est illégale, dès lors qu'elle justifie de son identité et de sa nationalité par la production d'une carte consulaire, qui lui a délivrée le 19 juillet 2023 ;
- a été prise en violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise en violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise en violation de son droit d'être entendue ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- est entachée d'erreur de fait, dès lors qu'elle a obtenu un titre de séjour à ses 18 ans, dont elle a demandé le renouvellement par courrier du 10 janvier 2024 ;
- a été prise en violation du principe fondamental et constitutionnel de la liberté de mariage et procède d'un détournement de pouvoir ;
- méconnaît sa situation personnelle ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle réside en France depuis plus de dix ans et que le préfet aurait ainsi dû saisir la commission du titre de séjour pour avis ;
La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît sa situation personnelle ; elle dispose d'un titre d'identité, soit une carte consulaire, de sorte qu'il convenait de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant fixation du pays de destination :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît sa situation personnelle ;
- a été prise en violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- a été prise en violation de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît sa situation personnelle ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant maintien en rétention administrative :
- est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2404110 le 11 octobre 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2024 par lequel préfet de la Seine-Maritime l'a maintenue en rétention administrative.
Elle soutient que l'arrêté contesté :
- est entaché d'incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Thielleux comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thielleux, magistrate désignée ;
- les observations de Me Montreuil, représentant Mme B, qui conclut aux mêmes fins que les requêtes par les mêmes moyens qu'il développe ; il déclare par ailleurs abandonner, dans l'instance n° 2404060, le moyen tiré de ce que l'arrêté portant maintien en rétention administrative est illégal en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, et soulever ce même moyen dans l'instance n° 2404110 ; il précise enfin que durant son placement en rétention administrative, Mme B a été hospitalisée durant deux jours en hôpital psychiatrique, en raison de son état psychologique, d'une particulière vulnérabilité et fragilité ;
- et les observations de Mme B, accompagnée de son compagnon ;
- le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante congolaise née le 23 juin 2004, serait entrée en France le 20 janvier 2014, sous couvert d'un visa de court séjour d'après ses déclarations. Du 31 janvier 2015 au 23 juin 2022, elle a été confiée auprès des services de l'aide sociale à l'enfance du département de l'Eure. Le 10 janvier 2024, l'intéressée a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Parallèlement, Mme B a été invitée à se présenter auprès des services de police le 4 octobre 2024 et, à l'issue de son audition, a été placée en garde-à-vue pour des faits de violences volontaires avec arme sur conjoint. Par un arrêté du 8 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un arrêté du 10 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime a décidé de maintenir l'intéressée en rétention administrative. Par ses requêtes, Mme B vous demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes visées ci-dessus nos 2404060 et 2404110 concernent la situation d'une même étrangère et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'aide juridictionnelle (instance n° 2404060) :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
4. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ; () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
6. En l'espèce, Mme B, dont l'identité n'est pas contestée en défense, alors que l'intéressée produit une carte consulaire délivrée le 19 juillet 2023 par l'ambassade de la République démocratique du Congo en France, justifie, notamment par la production d'une note sociale établie le 10 août 2023 par une éducatrice de l'association de prévention de la région elbeuvienne, avoir résidé en France de manière habituelle depuis l'âge de 9 ans et demi, soit avant le 23 juin 2014, et ainsi depuis plus de dix ans à la date du refus de séjour attaqué du 8 octobre 2024. Cette circonstance n'est pas sérieusement contestée par le préfet, qui mentionne dans son mémoire en défense que l'intéressée " a déclaré être [entrée] en France le 20 janvier 2014, et y réside donc depuis de manière irrégulière ". Dans ces conditions, faute pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour, ce qui a privé Mme B d'une garantie, cette dernière est fondée à soutenir que la décision de refus de séjour attaquée est entachée d'un vice de procédure.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer, en l'état du dossier, sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 8 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance du titre de séjour qu'elle sollicitait. Il y a lieu, par voie de conséquence, d'annuler les décisions du même jour portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, ainsi que l'arrêté du 10 octobre 2024 portant maintien en rétention administrative.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte (requête n° 2404060) :
8. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement que le préfet compétent procède au réexamen de la situation de Mme B. Il y a dès lors lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de munir la requérante, dans l'attente d'une nouvelle décision, d'un récépissé de demande de titre de séjour, sans qu'il y ait lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
9. Par ailleurs, l'exécution du présent jugement implique également, en application des dispositions de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la suppression du signalement de Mme B aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ainsi que, le cas échéant, l'inscription dont elle fait l'objet au fichier des personnes recherchées, dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent de procéder à cette suppression, dans les conditions précédemment décrites, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige (requête n° 2404060) :
10. Il y a lieu d'admettre provisoirement Mme B à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Montreuil, conseil de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Montreuil d'une somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B par le bureau d'aide juridictionnelle, une somme de 1 000 euros sera versée à Mme B.
D E C I D E :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire dans l'instance n° 2404060.
Article 2 : L'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé à Mme B la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, au réexamen de la situation de Mme B et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder à la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et le cas échéant, à l'inscription au fichier des personnes recherchées dont fait l'objet Mme B, dans les conditions fixées au point 9, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Montreuil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Montreuil, conseil de Mme B, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B par le bureau d'aide juridictionnelle, une somme de 1 000 euros sera versée à Mme B.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2404060 est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Montreuil et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
La magistrate désignée,
D. Thielleux
La greffière,
C. DupontLa République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2404060, 2404110
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026