mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2404168 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | KREUZER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 octobre 2024, M. A C, représenté par Me Kreuzer demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Eure a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné.
M. C soutient qu'il ne souhaite pas être éloigné à destination de l'Irak où il n'a pas d'attaches, et souhaiterait être éloigné vers l'Allemagne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 4 novembre 2024, en présence de Mme Lenfant, greffière d'audience, Mme B a présenté son rapport et entendu les observations orales de Me Kreuzer, représentant le requérant et de ce dernier, assisté de M. D, interprète en kurde sorani, par téléphone, qui fait valoir qu'il encourt des risques en cas de retour en Irak dès lors qu'il est kurde et était activiste à l'encontre du régime actuel, qu'il n'a pas demandé l'asile car il ne parlait pas français, et souhaiterait aller en Allemagne, en Italie, ou tout autre pays européen afin d'y solliciter l'asile.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant irakien né le 12 janvier 1995, a été condamné à trois années d'emprisonnement, peine assortie d'une interdiction judiciaire du territoire français de dix ans, pour " aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour d'un étranger en France " et " participation à associations de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins 5 ans d'emprisonnement " par un arrêt de la cour d'appel d'Angers. Il a été écroué le 25 novembre 2022 au centre pénitentiaire du Mans les Croisettes, puis au centre de détention de Val de Reuil. Informé de l'intention du préfet de l'Eure de mettre à exécution l'interdiction judiciaire du territoire à destination de l'Irak, pays dont il a la nationalité, M. C a présenté des observations le 8 octobre 2024. Par arrêté du 14 octobre 2024, dont M. C demande l'annulation, le préfet de l'Eure a fixé le pays à destination duquel l'intéressé sera éloigné en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire français prononcée par la cour d'appel d'Angers.
2. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, de prononcer l'admission provisoire de M. C à l'aide juridictionnelle.
3. Si le requérant soutient qu'il encourt des risques pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine compte tenu de ses origines kurdes et de son activité militante à l'encontre du régime actuel, il n'apporte à l'appui de ses allégations aucun commencement de preuve.
4. Il en résulte que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée.
D E C I D E :
Article 1er : M. A C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Kreuzer, et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.
La magistrate désignée,La greffière,
C. BA. LENFANT
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026