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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2404285

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2404285

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2404285
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES JU
Avocat requérantLABELLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Labelle, demande au Tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler les arrêtés du 16 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée trois ans et l'a assigné à résidence ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, si un moyen de légalité interne est retenu, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou si un moyen de légalité externe est retenu, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros, à verser à son conseil, en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation au versement de l'aide juridictionnelle ou, à titre subsidiaire, la somme de 1 500 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- n'a pas été signée par une autorité compétente ;

- n'a pas respecté son droit à être entendu ;

- méconnait les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- n'a pas respecté son droit à se voir délivrer un titre de séjour de plein droit en vertu de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle est donc illégale par voie de conséquence ;

- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

la décision fixant le pays de destination :

- est insuffisamment motivée ;

- méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- n'a pas de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

la décision refusant un délai de départ volontaire :

- méconnait les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnait les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il ne représente aucune menace à l'ordre public ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2024, le préfet de la Seine Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Bellec comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 8 novembre 2024, ont été entendus :

- le rapport de M. Bellec, premier conseiller ;

- les observations orales de Me Yousfi, substituant Me Labelle, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.

Le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant marocain, né le 31 décembre 2004, est entré sur le territoire français en 2019. Par les arrêtés contestés du 16 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée trois ans et l'a assigné à résidence pendant un délai de 45 jours.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, par un arrêté n° 24-035 du 12 juillet 2024, publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 76-2024-119, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à Mme Anne-Laure Roussel, secrétaire administrative de classe normale, adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui mentionne les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, relève notamment que l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français, avant de faire référence à sa situation personnelle et familiale et à la menace à l'ordre public qu'il représente. Par suite, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux ne peuvent donc qu'être écartés.

6. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été auditionné par les services de police aux frontières le 15 octobre 2024 et a pu, à cette occasion, présenter les observations sur son séjour en France, sa situation familiale et professionnelle, ses moyens de subsistance et sur la perspective d'une mesure d'éloignement. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit donc être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".

8. Ces dispositions sont issues en dernier lieu, dans leur rédaction applicable au litige, de l'article 37 de la loi du 26 janvier 2024 susvisée pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration. Il ressort des travaux parlementaires ayant précédé son adoption que le législateur a notamment entendu codifier le principe selon lequel un étranger devant se voir attribuer de plein droit un titre de séjour ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il a ainsi entendu imposer au préfet, avant l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français, de vérifier, compte tenu des informations en sa possession, si un étranger peut prétendre à se voir délivrer de plein droit un titre de séjour et, dans le cas contraire, si la durée de sa présence en France et la nature et l'ancienneté des liens qu'il y entretient ou des circonstances humanitaires justifient qu'il se voit délivrer un tel titre.

9. En l'espèce, si l'arrêté attaqué ne mentionne pas expressément que l'autorité préfectorale aurait procédé à la vérification mentionnée au point précédent, la décision portant obligation de quitter le territoire français a néanmoins été prise après un examen de l'atteinte qu'elle était susceptible de porter au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale. Par ailleurs, s'il évoque des problèmes de santé, il apporte seulement deux convocations pour des rendez-vous au centre hospitalier universitaire de Rouen les 28 mars 2022 et 20 novembre 2024 à l'appui de ses affirmations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 613-1 doit être écarté. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant pourrait prétendre à se voir délivrer de plein droit un titre de séjour de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance de la jurisprudence Diaby doit également être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

11. M. B fait valoir résider en France depuis 4 ans et qu'il n'a plus de lien avec ses parents. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il a quitté la France en 2022 pour l'Espagne, puis est revenu en France pour soigner des problèmes de santé selon ses affirmations. Par ailleurs, le requérant n'est pas dépourvu d'attache familiale dans son pays d'origine où vit toute sa famille. Dans ces conditions, il n'est pas établi que la décision en litige du préfet de la Seine-Maritime du 16 octobre 2024 ait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.

12. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 9 que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence du refus de séjour de plein droit doit être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ". Et aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

14. En l'espèce, le requérant est dépourvu de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité. Le préfet était fondé, pour ce seul motif, à refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. Dès lors, la situation de M. B entre, à tout le moins, dans le champ d'application des dispositions précitées du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit, dès lors, être écarté.

15. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11.

16. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision refusant un délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de celle portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

17. En premier lieu, la décision attaquée vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que les pays à destination desquels l'intéressé est susceptible d'être éloigné sont le pays dont il est originaire ou tout pays pour lequel il établit être légalement admissible. La décision attaquée comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de cette décision doit être écarté.

18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (). Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

19. M. B ne produit aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité de menaces qu'il encourt en cas de retour dans son pays d'origine. Il se contente d'indiquer que le préfet ne démontre pas qu'il ne serait pas menacé en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

20. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de celle portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

21. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11.

22. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ".

23. Les circonstances qu'il n'y pas de risque de fuite et qu'il a des garanties de représentation ne constituent pas des considérations humanitaires justifiant qu'aucune interdiction de retour ne soit édictée. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le requérant apparait au fichier automatisé des empreintes digitales pour des faits de vol simple, de vol en réunion sans violence en récidive, de vol aggravé et vol en réunion avec violences. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

24. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de celle portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés litigieux du 16 octobre 2024 du préfet de la Seine-Maritime. Sa requête doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E:

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Labelle et au préfet de la Seine-Maritime.

Copie en sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

C. Bellec

La greffière

Signé

C. Dupont

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

C. Dupont

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