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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2404303

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2404303

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2404303
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantBIDAULT

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée sous le n° 2404303 le 24 octobre 2024, M. A D, représenté par Me Bidault, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Eure, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste commise dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait l'article 3, paragraphe 1er, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste commise dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu des circonstances particulières dont il justifie.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 décembre 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2025.

II. Par une requête enregistrée sous le n° 2404305 le 24 octobre 2024, Mme C B épouse D, représentée par Me Bidault, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 13 septembre 2024 par laquelle le préfet de l'Eure lui a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Eure, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3, paragraphe 1er, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu des circonstances particulières dont elle justifie.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 décembre 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Mme B épouse D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2025.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Galle.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B épouse D, née le 5 mai 1991, et M. A D, né le 14 septembre 1986, ressortissants turcs, sont entrés en France, respectivement, le 2 septembre 2016 et le 7 janvier 2012. Par une décision du 14 février 2013, confirmée par un arrêt de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 3 septembre 2013, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté la demande d'asile de M. D. Par une décision du 29 novembre 2013, confirmée par un arrêt de la CNDA du 10 juin 2014, l'OFPRA a rejeté le réexamen de sa demande. Par un arrêté notifié le 15 septembre 2016, le préfet de l'Eure a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D et l'a obligé de quitter le territoire français. Le 9 octobre 2019, il a sollicité une nouvelle fois son admission au séjour, qui a été refusée par un arrêté notifié le 20 juillet 2020, confirmé par jugement du tribunal administratif de Rouen le 1er décembre 2020 et par la cour administrative d'appel de Douai le 8 avril 2021. Suite à une interpellation, il a fait l'objet d'une nouvelle mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an le 11 avril 2022 confirmée par le tribunal administratif de Rouen le 17 janvier 2023. Par une décision du 31 juillet 2018 confirmée par un arrêt de la CNDA du 4 février 2019, l'OFPRA a rejeté la demande d'asile de Mme B. Par un arrêté notifié le 12 avril 2019, le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Enfin, le 8 septembre 2023, M. D et Mme B ont déposé des demandes de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux décisions du 13 septembre 2024, dont ils demandent l'annulation, le préfet de l'Eure a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination à destination duquel ils peuvent être renvoyés.

2. Les requêtes n°s 2404303 et 2404305 sont présentées par un couple de ressortissants étrangers, présentent à juger des questions similaires et ont été instruites en commun. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

S'agissant des décisions portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, les décisions contestées portant refus de titre de séjour visent les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1 de ce code. Elles exposent la situation administrative et familiale de M. D et de Mme B épouse D, et précisent que les intéressés n'apportent pas d'élément nouveau de nature à faire évoluer l'appréciation de leur droit au séjour par rapport aux précédentes décisions d'éloignement qui ont été prises à leur égard. Les décisions, qui n'avaient pas à comporter un exposé exhaustif des éléments relatifs à leur situation personnelle, comportent ainsi l'énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui les fondent. Le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort d'aucune pièce des dossiers que le préfet de l'Eure se serait abstenu de procéder à un examen approfondi de la situation de M. D et de Mme B épouse D avant de prendre les décisions attaquées.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code précité : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".

6. M. D et Mme B soutiennent être présents depuis respectivement 12 et 8 ans sur le territoire, où ils se sont mariés en décembre 2018 et où Mme B a donné naissance en 2018 et en 2021 à leurs deux enfants. Toutefois, M. D s'est maintenu sur le territoire français malgré le rejet de ses demandes d'asile et l'édiction de mesures d'éloignement le 15 septembre 2016, le 20 juillet 2020, et le 11 avril 2022, toutes confirmées par le tribunal administratif. S'il produit une promesse d'embauche et justifie avoir travaillé entre janvier et mai 2024 et en juillet 2024, en qualité de maçon et de ravaleur, il ne justifie que de deux bulletins de salaire pour l'année 2023, de quatre mois de travail entre janvier et avril 2022, et de six mois au cours de l'année 2021. Mme B épouse D s'est également maintenue sur le territoire malgré l'édiction d'une mesure d'éloignement à son encontre le 28 mars 2019 et ne justifie d'aucun élément d'insertion, notamment professionnel, sur le territoire français la concernant. Si leurs enfants sont nés en France en 2018 et 2021 et sont scolarisés, il n'est pas établi qu'ils ne pourraient pas poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine. De plus, les intéressés ne démontrent pas avoir tissé en France des liens privés et personnels particulièrement intenses et anciens et ne disposent pas de leur propre logement. Ils ne démontrent pas qu'il existerait un obstacle quelconque pour reconstituer leur cellule familiale en Turquie. Dans ces conditions, en refusant de leur délivrer un titre de séjour, le préfet de l'Eure n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels les décisions attaquées ont été prises, et n'a pas méconnu les dispositions des articles précitées ni commis une erreur manifeste d'appréciation sur leur situation personnelle.

S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 6 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre des décisions portant refus de titre de séjour n'est fondé. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, soulevé à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

8. En deuxième lieu, dès lors qu'il n'est pas démontré, pour les mêmes raisons que celles exposées ci-dessus, que la présence des enfants aux côtés de leurs parents dans le pays d'origine de ceux-ci ne serait pas conforme à la protection de leur intérêt, et que la décision de refus de titre de séjour est de toute façon sans incidence sur le maintien des enfants auprès de leurs parents, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3, paragraphe 1er, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doivent être écartés, de même que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences des décisions d'obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle des requérants.

S'agissant des décisions refusant un délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : ()5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

10. En l'espèce, M. D et Mme B se sont soustraits à l'exécution de précédentes mesures d'éloignement. Le préfet était fondé, pour ce seul motif, à refuser de leur octroyer un délai de départ volontaire, sauf circonstances particulières. Eu égard à ce qui a été dit au point 5, et au jeune âge de leurs enfants à la date des décisions attaquées, les requérants ne justifient pas de circonstance particulière faisant obstacle à l'édiction d'une décision de refus de délai de départ volontaire en l'espèce. Dès lors, la situation de M. D et Mme B entre dans le champ d'application des dispositions précitées du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

S'agissant des décisions fixant le pays de renvoi :

11. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 7 à 8 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, soulevé à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes n°s 2404303 et 2404305, présentées par M. D et Mme B, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 2404303 et 2404305, présentées par M. D et Mme B, sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et Mme C B épouse D, à Me Bidault, et au préfet de l'Eure.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Galle, présidente,

- M. Bellec, premier conseiller,

- Mme Esnol, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

La présidente-rapporteure,

Signé

C. GALLE

L'assesseur le plus ancien,

Signé

C. BELLECLa greffière,

Signé

A. HUSSEIN

La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2404303 et 2404305

ah

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