jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2405074 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LEROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2024, M. A C, représenté par Me Leroy, demande :
1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 31 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a abrogé la carte de séjour dont il était titulaire jusqu'au 26 juillet 2024 ainsi que de la décision par laquelle le préfet a implicitement refusé de renouveler sa carte de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation dans le délai de quatre mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et, dans cette attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle dans le délai de huit jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, subsidiairement, de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
* la condition tenant à l'urgence à suspendre est remplie ;
* la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées est remplie dès lors que :
- ces actes ne sont pas suffisamment motivés ;
- le préfet a manqué à son obligation d'effectuer un examen personnalisé de sa situation ;
- la décision de retrait du titre de séjour méconnaît directement l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où il n'était plus titulaire d'une carte de séjour au sens de ce texte ;
- le retrait de titre de séjour méconnaît l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le refus de délivrance du titre de séjour est contraire aux articles L. 423-22, L. 433-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus de délivrance du titre de séjour méconnaît l'article L. 423-23 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- la décision de refus de séjour méconnaît l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de titre de séjour méconnaît l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024 instituant une procédure administrative expérimentale d'examen des demandes d'admission au séjour dans la région Normandie ;
- le refus de séjour méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ce refus est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la décision par laquelle le président a désigné M. B comme juge des référés ;
- la requête, enregistrée le 12 décembre 2024 sous le n° 2405077, tendant, notamment, à l'annulation des décisions préfectorales attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2024-42 du 16 janvier 2024 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1.
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique permet d'admettre provisoirement un demandeur à l'aide juridictionnelle. S'il n'appartient qu'au bureau d'aide juridictionnelle de statuer sur toutes les conditions d'admission à l'aide juridictionnelle, l'admission provisoire à cette aide peut être refusée si une de ces conditions apparaît manifestement non remplie. Les dispositions de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique prévoient que l'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement. Ainsi qu'il est dit ci-après, la requête de M. C, ressortissant guinéen, est manifestement irrecevable. Par suite, sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle doit être rejetée.
3. En premier lieu, il résulte de la requête elle-même et de l'arrêté du 31 octobre 2024 que cette décision procède au retrait ou à l'abrogation d'une carte de séjour dont la durée de validité avait expiré le 27 juillet 2024. Les conclusions de la demande de référé tendant à prononcer la suspension d'un acte qui ordonne la restitution d'une carte de séjour qui ne produisaient déjà plus aucun effet sont, par suite, manifestement irrecevables.
4. En second lieu, la carte de séjour valable jusqu'au 26 juillet 2024 mentionnée au point 3 n'a été délivrée qu'en exécution d'une injonction prononcée par le jugement n° 2300763 du 29 juin 2023 annulé dans toutes ses dispositions par l'arrêt n° 23DA01364 du 26 juin 2024 de la Cour administrative d'appel de Douai, qui a par ailleurs rejeté la demande de première instance de M. C. La demande de titre de séjour qu'il a présentée le 15 mai 2024 ne peut donc être regardée comme une demande de renouvellement d'une carte de séjour. Cette première demande a été complétée par un courrier du 13 septembre 2024 par laquelle son conseil a précisé qu'elle était fondée sur les articles L. 423-22, L. 433-4 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, à titre subsidiaire, sur les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 421-3 du même code. Ce courrier précisait également qu'un nouveau document d'état civil avait été présenté à l'appui de sa demande. Il doit donc être tenu pour établi, que ce n'est que le 18 septembre 2024 au plus tôt, date de réception de la lettre du 13 septembre 2024 par les services de la préfecture, que la demande d'admission au séjour a été complète. Au surplus, eu égard au caractère douteux des documents d'état civil présentés à l'appui de la précédente demande de carte de séjour ayant donné lieu à l'arrêt du 26 juin 2024 de la Cour administrative d'appel de Douai, la présentation de nouveaux documents est de nature à justifier une prolongation de l'instruction de la nouvelle demande de carte de séjour par les services préfectoraux. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, aucune décision implicite de refus de titre de séjour, en principe acquise à l'issue d'un délai de quatre mois en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est apparue dans l'ordre juridique. Par suite, les conclusions de la requête tendant à suspendre les effets d'une décision qui n'existe pas encore sont manifestement irrecevables.
5. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas recevable à demander la suspension de l'exécution des décisions qu'il attaque. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : M. C n'est pas admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à Me Magali Leroy.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 12 décembre 2024.
Le juge des référés,
P. B
N°2405074
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026