jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2500477 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GRISOLLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2025, Mme C A, assistée par Me Grisolle, demande au tribunal :
1°) d'annuler la notification de sortie du centre d'accueil pour demandeurs d'asile émise par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 17 janvier 2025 ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de lui fournir les conditions matérielles d'accueil sous forme d'une allocation pour demandeur d'asile et de lui indiquer un lieu d'hébergement dans le délai d'une semaine à compter du jugement à intervenir, sous astreinte journalière de 100 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. B comme juge du contentieux des conditions matérielles d'accueil ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les litiges concernant la fin de l'hébergement dans un lieu accueillant les demandeurs d'asile sont au nombre des contestations prévues par les dispositions de l'article L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doivent être examinés selon la procédure juridictionnelle prévue par l'article L. 921-1 du même code. En vertu du 4° de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif peut, par ordonnance, rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance.
2. L'acte dit décision de sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile prévu par les dispositions de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'inscrit dans la procédure de mise en œuvre de la fin d'hébergement organisée par cet article et par l'article L. 552-15 du même code. Il résulte de ces dispositions qu'en dépit de sa dénomination, la " décision " de sortie ne produit pas d'effets suffisamment notables et qu'elle présente la nature d'un acte préparatoire à l'engagement d'une procédure contraignante faisant intervenir le président du tribunal administratif après mise en demeure restée infructueuse. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la " notification de sortie " attaquée, dépourvue de caractère décisoire, sont irrecevables et non susceptibles d'être régularisées.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est manifestement pas recevable à demander l'annulation de l'acte du 17 janvier 2025 pris par l'OFII et, pour ce motif, ne peut être admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance, au demeurant dirigés contre l'Etat, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A n'est pas admise à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à Me Audrey Grisolle.
Copie en sera transmise, pour information, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Rouen le 6 février 2025.
Le magistrat désigné,
Signé :
P. B
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2500477
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026