Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de M. B... A... tendant à l’aménagement d’une suspension de permis de conduire de cinq mois. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de réduire ou d’aménager la durée d’une telle mesure, cette compétence relevant de l’autorité administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2025, M. D... B... A... saisit le tribunal d’une demande gracieuse tendant à l’aménagement de la mesure de suspension de son permis de conduire pour une durée de cinq mois prononcée par le préfet de l’Eure par arrêté du 13 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (...). ».
Il n’appartient pas au juge administratif d’aménager lui-même la durée d’une suspension temporaire de permis de conduire. Par suite, les conclusions de M. B... A... tendant à ce que le tribunal fasse preuve de clémence et d’indulgence et réduise le délai de suspension de son permis de conduire sont manifestement irrecevables et il y a lieu de les rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... B... A... et au préfet de l’Eure.
Fait à Rouen, le 2 octobre 2025.
Le vice-président,
signé
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes