mercredi 16 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2501738 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | MONTREUIL ELIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 avril 2025 M. B, détenu à la maison d'arrêt d'Evreux, représenté par Me Montreuil, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 3 avril 2025 par lequel le préfet de l'Eure a fixé le pays de renvoi.
Il soutient que :
- la décision est dépourvue de base légale, dès lors que le jugement du tribunal judiciaire d'Arras du 20 novembre 2020 ne peut plus justifier qu'il soit éloigné vers son pays d'origine, eu égard au délai écoulé entre le jugement et la décision attaquée et la modification des textes applicables intervenue depuis ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est exposé en Algérie à des risques liés à un conflit familial ;
- la décision a été prise sans qu'il ait pu faire valoir ses observations.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 avril 2025 le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Baude, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement des étrangers.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 15 avril 2025 à 14 H 00, présenté son rapport et entendu les observations de Me Montreuil, avocat de M. B.
Le préfet de l'Eure n'était ni présent, ni représenté.
En application des articles R. 776-13-2 et R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 6 janvier 1995 à Oran, a fait l'objet d'une interdiction du territoire français d'une durée de trois ans prononcée par la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire d'Arras dans un jugement du 20 novembre 2020. Par arrêté en date du 3 avril 2025, pris en exécution de cette interdiction, le préfet de l'Eure a fixé comme pays de renvoi l'Algérie ou tout autre pays dans lequel M. B est légalement admissible. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Pour soutenir que l'interdiction du territoire français à laquelle il a été condamné par un jugement du tribunal judiciaire d'Arras du 20 novembre 2020 est désormais dépourvue d'effet et insusceptible d'exécution, M. B se borne à invoquer le délai écoulé depuis son prononcé et la promulgation entre temps de la loi du 26 janvier 2024. Ce moyen, qui n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
4. Il n'est pas établi par M. B, et il ne ressort pas des pièces du dossier, qu'il sera exposé en cas de recours dans son pays d'origine à des risques particuliers. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été invité le 20 mars 2025 à faire valoir ses observations sur l'intention du préfet de l'Eure de l'éloigner vers son pays d'origine, et qu'il a effectivement porté le 21 mars 2025 à la connaissance du préfet qu'il souhaitait être éloigné vers l'Espagne. Par suite le moyen tiré de ce que la décision a été prise sans procédure contradictoire préalable doit être écarté.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2025.
Le magistrat désigné,
signé
F.-E. Baude
Le greffier,
signé
J.-L. Michel
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
N°2501738
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026