mardi 6 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2501945 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | BERRADIA NEJLA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 23, 24 et 25 avril 2025, M. A D, représenté par Me Berradia, associée de la SELARL Nejla Berradia, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 26 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de supprimer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- méconnaît le principe selon lequel un étranger devant se voir attribuer de plein droit un titre de séjour ne peut être éloigné, dès lors qu'il peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant refus de délai de départ volontaire :
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
La décision fixant le pays de renvoi :
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 avril 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 janvier 2025, le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes régies par les procédures visées au chapitre Ier du titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 29 avril 2025, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Berradia, représentant M. D, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête. Elle a ajouté soutenir que le préfet a méconnu le champ d'application de la loi en estimant que les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas applicables aux ressortissants tunisiens. Elle a en outre souligné que les liens entre M. D et son enfant ayant persévéré pendant sa détention par l'intermédiaire du service de l'aide sociale à l'enfance et du service pénitentiaire d'insertion et de probation, il continue de remplir les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 précité. Elle a enfin précisé qu'une audience devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Rouen était prévue le 11 juillet 2025 pour déterminer les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Ont également été entendues les observations de M. D, qui a apporté des précisions sur les raisons de son départ de Tunisie, sur ses relations avec son enfant et avec son ancienne compagne et les condamnations pénales dont il a fait l'objet, en particulier pour des faits de violences sur celle-ci, à propos desquels il a exprimé ses regrets. Ont enfin été entendues les observations de Mme B E, mère de l'enfant de M. D, qui a apporté des précisions sur les liens entretenus entre ces derniers, en particulier pendant la détention du père, et sur les faits de violence commis sur elle pour lesquels celui-ci a été condamné.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 11 h 20, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant tunisien né le 10 juillet 2001, déclare être entré en France le 17 mars 2022. Par suite de son interpellation, le 21 février 2024, pour des faits de port d'arme prohibé et par un arrêté du 21 février 2024, le préfet de la Seine-Maritime a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d'une durée d'un an. Par un jugement n° 2400694 du 1er mars 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Rouen a annulé cet arrêté et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D. Dans le cadre de ce réexamen et par l'arrêté attaqué du 26 février 2025, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour de l'intéressé, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article 10 de l'accord franco-tunisien susvisé : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : () / c) Au ressortissant tunisien qui est père ou mère d'un enfant français résidant en France, à la condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins ; () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".
6. Ces dispositions sont applicables aux ressortissants tunisiens en vertu des stipulations de l'article 11 de l'accord franco-tunisien susvisé, en ce qu'elles régissent leur situation sur des points non traités par cet accord et ne sont pas incompatibles avec ses autres stipulations. Dans ces conditions, la délivrance à un ressortissant tunisien, père ou mère d'un enfant français, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est régie par les dispositions précitées des articles L. 423-7 et L. 423-8.
7. Enfin, il résulte des dispositions des articles 371-2, 375-3, 375-7 et 375-8 du code civil que la circonstance qu'un enfant de nationalité française a fait l'objet d'une mesure d'assistance éducative ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce que son père ou sa mère étrangers puisse obtenir un titre de séjour en tant que parent de cet enfant s'il contribue effectivement à son entretien et à son éducation conformément aux décisions de justice en définissant les modalités.
8. Il ressort des pièces du dossier que, ayant estimé que M. D ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il était en droit de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 précité, la magistrate désignée du tribunal administratif de Rouen a, par un jugement n° 2400694 du 1er mars 2024, annulé l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le le préfet de la Seine-Maritime lui avait notamment fait obligation à de quitter le territoire français et lui a enjoint de réexaminer la situation de l'intéressé.
9. Il ressort des termes de la décision attaquée que, dans le cadre du réexamen ainsi enjoint, le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D aux motifs d'une part, que sa situation, en ce qu'il est ressortissant tunisien, n'est pas régie par les dispositions de l'article L. 423-7 et d'autre part, que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Toutefois, eu égard au principe rappelé aux points 6 et 7, et ainsi que le soutient M. D, le préfet a, en fondant la décision attaquée sur le premier motif précité, méconnu le champ d'application des dispositions précitées de l'article L. 423-7. Faute pour lui d'avoir porté une appréciation sur la contribution de l'intéressé à l'entretien et à l'éducation de son enfant et sur l'intensité de leur relation, laquelle appréciation aurait pu, le cas échéant, justifier qu'il saisisse préalablement la commission du titre de séjour, il ne résulte pas de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en se fondant seulement sur le second motif précité, ni le cas échéant, qu'il l'aurait assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 5 ne peut qu'être accueilli.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête invoqués au soutien des conclusions dirigées contre la décision attaquée, que M. D est fondé à demander l'annulation de la décision du 26 février 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français, de même que, par voie de conséquence, les décisions du même jour portant refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. En premier lieu, l'exécution du présent jugement implique, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que M. D se voit délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur sa situation. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent d'y procéder, au regard des principes rappelés aux points 6 et 7 et des motifs exposés au point 10, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la même date.
13. En second lieu, l'annulation prononcée au point 11 implique également la suppression, en application des dispositions de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé, en tant qu'il découle de l'arrêté annulé. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet d'y procéder dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
14. M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Berradia, associée de la SELARL Nejla Berradia et avocate de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Berradia d'une somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. D par le bureau d'aide juridictionnelle, une somme de 1 000 euros lui sera versée directement.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 26 février 2025 du préfet de la Seine-Maritime est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de M. D dans les conditions fixées au point 12, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la même date.
Article 4 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder, dans les conditions fixées au point 13, à la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dont fait l'objet M. D dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. D à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Berradia, associée de la SELARL Nejla Berradia, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Berradia, avocate de M. D, une somme globale de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. D par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme globale de 1 000 euros lui sera versée directement.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Berradia et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 mai 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
J. CLa greffière,
Signé
C. Dupont
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Signé
C. Dupont
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026