Le Tribunal administratif de Rouen, par une ordonnance du 10 décembre 2025, a donné acte du désistement de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait le refus implicite de la commune d'Evreux de lui accorder une régularisation rétroactive de la Nouvelle bonification indiciaire (NBI). Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de ces dispositions, elle est réputée s'être désistée, ce désistement étant pur et simple.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2025, Mme B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision implicite par laquelle la commune d’Evreux a rejeté sa demande de régularisation rétroactive de la Nouvelle bonification Indiciaire (NBI) pour la période du 1er septembre 2022 au 31 août 2023 ;
2°) d’enjoindre à l’administration de procéder à ladite régularisation ;
3°) de mettre à la charge de la commune d’Evreux les entiers dépends et tous frais de procédure éventuels.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2025, la commune d’Evreux conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que la situation de Mme A... sera régularisée sur son bulletin de paie de septembre 2025.
Par un courrier du 4 novembre 2025, Mme A... a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, dans le délai d’un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».
2. Selon l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce même code : « (…) Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…) ».
3. Il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de son état, la demande prévue par les dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative transmise le 4 novembre 2025 à Mme B... A... au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, dite « Télérecours », n’a pas été consultée par son destinataire, de sorte qu’en application de l’article R. 611-8-6 du même code, elle doit être regardée comme régulièrement notifiée le 7 novembre suivant. Le délai d’un mois imparti à la requérante pour confirmer expressément le maintien de sa requête est venu à expiration sans qu’une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... est réputée s’être désistée de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la commune d’Evreux.
Fait à Rouen, le 10 décembre 2025.
La présidente de la 4ème chambre
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de l’Eure, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON