jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2502566 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | GARCIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 mai 2025 et le 3 juin 2025, M. C B, représenté par Me Garcia, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
2) d'enjoindre au préfet de l'Eure de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, subsidiairement, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. B soutient que :
* Il dispose de toutes ses attaches en France, réside chez sa mère qui est sa tutrice car il est atteint d'une pathologie mentale.
* Les décisions sont insuffisamment motivées.
* La décision de refus de titre de séjour :
est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet ;
méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien.
* La décision portant obligation de quitter le territoire français :
est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
procède d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
* La décision de refus d'un délai de départ volontaire :
est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
méconnaît les dispositions de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
procède d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
* La décision fixant le pays de destination :
est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
* La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
procède d'une erreur d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
procède d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. D comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique du 4 juin 2025, présenté son rapport et entendu les observations orales de :
* Me Garcia, avocate représentant M. B qui soutient que :
- il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour ;
- il est marié à une ressortissante française, ses frères sont présents en France de même que sa mère ;
- il souffre d'une lourde pathologie psychiatrique pour laquelle il est suivi et sa mère est sa tutrice ; sa mère ne peut pas aller en Algérie ;
- l'évaluation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de 2023 est dépassée et incomplète ;
- il ne présente pas une menace pour l'ordre public.
- il ne connaît personne en Algérie ;
* M. B qui, sous couvert de l'interprétariat de Mme A, soutient :
- qu'il est arrivé en France en 2020 et s'est marié en février 2021 ;
- qu'il a vécu avec son épouse et travaillait dans le secteur de la livraison.
L'instruction étant close à l'issue de l'audience à 10 heures 46, en application de l'article R.922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né le 5 janvier 1988, est, selon ses dires, entré sur le territoire français le 10 janvier 2020. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 3 novembre 2020 à laquelle il n'a pas déféré. L'obligation de quitter le territoire français du 6 mai 2022 dont la légalité a été confirmée par jugement du 16 mai 2022 n'a pas plus reçu exécution de la part de M.B. Suite au réexamen de la situation de l'intéressé après l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français du 10 mars 2023, une nouvelle mesure d'éloignement a été adoptée le 23 juin 2023 dont la validité n'a pas été infirmée par jugement du 11 juillet 2023. M. B n'a pas davantage exécuté cette décision. M. B a sollicité son admission au séjour le 7 novembre 2024. Parallèlement aux mesures administratives prises à l'encontre de l'intéressé, celui-ci a été condamné à une amende de 450 euros le 26 janvier 2022 pour circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et refus d'obtempérer, à une peine d'un an d'emprisonnement pour vols, escroquerie et recel le 16 septembre 2022, et à une peine de trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans pour vols avec violence et escroquerie en récidive le 26 juin 2023. Par arrêté du 20 mai 2025, le préfet de l'Eure a refusé de délivrer le titre sollicité et pris l'encontre de M. B une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans aux motifs qu'il présente une menace grave pour l'ordre public, que s'il a entretenu des liens avec sa belle-sœur, l'un de ses frères et sa mère en situation irrégulière, il ne justifie pas de liens avec son épouse française depuis son incarcération, qu'il n'est pas inséré dans la société française, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, que le défaut de prise en charge de son état de santé ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que M. B n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président [] ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " [] L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. " En demandant le versement d'une somme de 1 800 euros à son conseil au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, M. B doit être regardé, dans les circonstances de l'espèce, comme ayant entendu solliciter l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu d'accorder, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions :
3. Les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ces décisions sont donc suffisamment motivées. Par ailleurs, alors que M. B, qui se borne à alléguer être sous tutelle depuis 2020, ne produit aucun élément permettant de considérer que son état de santé aurait évolué depuis l'avis du collège des médecins de l'OFII du 13 juin 2023, il n'est pas fondé à soutenir que les décisions n'auraient pas été prises après un examen particulier de sa situation par le préfet de l'Eure au regard des éléments mis à sa disposition.
En ce qui concerne la décision refusant l'admission au séjour :
4. En premier lieu, si M. B soutient que l'avis du collège des médecins de l'OFII est obsolète et qu'un nouvel examen de son état de santé devait être diligenté, il n'apporte aucun élément au soutien de son argumentation alors que la mesure de tutelle au profit de sa mère, qu'il évoque sans en justifier, date selon ses dires de 2020, soit antérieurement à l'avis de 2023. Dans la mesure ou aucun nouvel élément médical n'est intervenu depuis lors le moyen ne peut qu'être rejeté.
5. En second lieu, M. B, qui serait entré sur le territoire français le 10 janvier 2020, soutient que ses attaches privées et familiales se trouvent en France. Il ressort toutefois des pièces du dossier, d'une part, que, malgré la brièveté de son séjour en France, M. B a été incarcéré du 16 septembre 2022 au 29 mars 2023, date à laquelle il a été mis sous bracelet électronique jusqu'au 16 juin 2023 et a été de nouveau incarcéré pour un délit similaire de vol aggravé pour trois ans dont un avec sursis et est ainsi depuis le 16 juin 2023 de nouveau incarcéré pour une durée de deux ans. C'est donc sans erreur d'appréciation que le préfet de l'Eure a considéré qu'il présentait une menace actuelle à l'ordre public. D'autre part, si M. B indique être marié à une ressortissante française depuis le mois de février 2021, il n'en justifie pas et ne justifie d'aucun lien avec celle-ci depuis son incarcération alors qu'il a reçu la visite de sa belle-sœur en prison. Par ailleurs, la mère du requérant, qui l'a contacté téléphoniquement de façon constante, séjourne en France de façon irrégulière. À cet égard, si l'intéressé soutient qu'il est en situation de tutelle et que sa mère est sa tutrice, ces éléments ne sont pas justifiés alors que rien ne s'oppose à ce qu'elle accompagne son fils dans leur pays d'origine. Enfin, M. B a fait l'objet de trois précédentes mesures d'éloignement auxquelles il n'a pas déféré, ce qui conférait nécessairement un caractère précaire à son séjour. Dans ces conditions, alors que l'intéressé ne travaille pas et ne justifie d'aucune insertion sociale, en prenant la décision contestée, le préfet de l'Eure n'a pas méconnu le droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale ni, par suite, les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et celle de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs il n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
7. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés au point 5.
En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
9. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés au point 5.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " [] Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
12. Si M. B soutient que sa vie et sa liberté seraient menacées en cas de retour dans son pays d'origine en raison des soins nécessités par sa pathologie, il n'apporte toutefois au soutien de ses allégations, aucun élément de nature à justifier de leur bien fondé. Ainsi, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée aurait été adoptée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En second lieu, en raison des motifs évoqués au point 5, dans la mesure notamment où le requérant ne fait état que de liens intenses avec sa mère, laquelle se trouve en situation irrégulière sur le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, et ses conclusions relatives à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Garcia et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.
Le magistrat désigné,La greffière,
T. D A. LENFANT
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026