lundi 23 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2502910 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | LARROUSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 juin 2025 et 18 juin 2025, et des mémoires en production de pièces, enregistrés le 23 juin 2025, Mme A E, représentée par Me Larrousse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 juin 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
Mme E soutient que :
- l'arrêté attaqué :
o est signé par une autorité incompétente ;
o est insuffisamment motivé ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire :
o est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de son droit d'être entendue ;
o méconnaît les dispositions relatives au droit d'asile ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
o est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination :
o est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
o méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
o est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle.
Le préfet du Pas-de-Calais a présenté des mémoires en production de pièces, enregistrés les 18 juin 2025 et 23 juin 2025.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Favre comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Favre, magistrate désignée ;
- les observations de Me Larrousse représentant Mme E, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'elle développe ;
- Mme E, assistée de Mme D, interprète assermentée en langue arabe, qui répond aux questions posées par le tribunal.
Le préfet du Pas-de-Calais n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante marocaine, née le 14 janvier 1993, déclare être entrée sur le territoire le 16 juin 2025. Par l'arrêté attaqué du 16 juin 2025, le préfet du Pas-de-Calais l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Elle a été placée en rétention au centre de rétention administrative de Oissel (76). Le 20 juin 2025, elle a déposé une demande d'asile en rétention. Par arrêté du 21 juin 2025, le préfet du Pas-de-Calais l'a maintenue en rétention.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. Par un arrêté du 31 octobre 2024, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs n° 62-2024-234 de la préfecture, le préfet du Pas-de-Calais a donné délégation à M. B C, chef du bureau de l'éloignement exerçant les fonctions de directeur des migrations et de l'intégration par intérim, et signataire de l'arrêté attaqué, à effet de signer, notamment, les décisions de transfert prises en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le 1° de l'article L. 611-1, dont le préfet du Pas-de-Calais a fait application et a retenu que l'intéressée est entrée sur le territoire de manière irrégulière et s'y est maintenue sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressée, y décrit notamment sa situation administrative et sa vie privée et familiale. Dès lors, la décision litigieuse mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi à l'intéressée d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. En l'espèce, il ressort du procès-verbal de son audition le 16 juin 2025 par un officier de police judiciaire que Mme E a été informée de ce qu'elle était susceptible d'être renvoyée dans son pays d'origine. En outre, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier et n'est pas même soutenu que Mme E aurait été empêchée de présenter des observations qui auraient été de nature à ce que la procédure administrative aboutisse à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de ce qu'elle aurait été privée de son droit à être entendue ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, Mme E, dont les conditions d'entrée et de séjour ont été rappelées au point 1 du présent jugement, fait valoir que son époux réside en Italie de manière régulière. Lors de son audition le 16 juin 2025, elle a déclaré que son mari vivait en France. En tout état de cause, l'intéressée ne justifie pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés en France, ni être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où résident ses enfants. Par ailleurs, elle ne fait valoir aucun insertion sociale et professionnelle en France. Dans ces conditions, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme E.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement ".
8. Ces dispositions ont pour effet, lorsqu'un étranger, à l'occasion de son interpellation, formule une demande d'asile, d'obliger l'autorité de police à la transmettre au préfet et le préfet à l'enregistrer, à remettre une attestation de demande d'asile à l'étranger et à déterminer l'Etat responsable de l'examen de la demande. La délivrance de cette attestation ne peut être refusée que si l'étranger relève des prévisions de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, de celle de la Cour nationale du droit d'asile. Exceptées les demandes d'asile présentées, soit à la frontière au sens de l'article L. 352-1, soit en rétention au sens de l'article L. 754-2, soit par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement antérieure à sa demande d'asile au sens de l'article L. 541-3, les dispositions précitées font obstacle à ce que soit prise une mesure d'éloignement à l'encontre de l'étranger qui a clairement exprimé le souhait de solliciter l'asile avant un éventuel placement en rétention.
9. Il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal de police en date du 16 juin 2025 que la requérante n'a pas sollicité l'asile et n'a jamais fait état des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine antérieurement à la décision attaquée. En outre, elle a indiqué être venue en France pour rechercher un emploi et rejoindre son mari. Si elle a déposé une demande d'asile lors de sa rétention le 20 juin 2025, cette circonstance, postérieure à la décision attaquée, est sans incidence sur la légalité de cette dernière. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir qu'en ne lui délivrant pas une attestation de demande d'asile et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet de police aurait entaché sa décision d'une erreur de droit.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour refuser d'accorder à Mme E un délai de départ volontaire, le préfet du Pas-de-Calais s'est fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le préfet a relevé notamment que Mme E est entrée sur le territoire de manière irrégulière et s'y est maintenue sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour en cours de validité, et qu'il existait un risque que l'intéressée se soustraie à la mesure d'éloignement. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressée d'en contester utilement le bien fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
Sur la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, la décision attaquée fixe comme pays de destination le pays dont elle a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'accord Schengen dans lequel elle est légalement admissible. Il ressort des mentions de la décision attaquée que celle-ci vise la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que Mme E ne prouve pas être exposée à des peines ou des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constitue le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible.
Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
15. Si Mme E, de nationalité marocaine, se prévaut des craintes pour sa vie et sa liberté en cas de retour au Maroc, notamment en raison de tensions familiales avec ses frères, elle n'apporte aucun élément de nature à établir la nature et la réalité des risques personnels et directs qu'elle encourrait en cas de retour dans son pays. Elle a déposé une demande d'asile lors de sa rétention en France le 20 juin 2025. Par ailleurs, si elle fait valoir être titulaire d'un visa pour le Royaume-Uni valable jusqu'au mois de décembre 2025, la décision attaquée fixe comme pays de destination le pays dont elle a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'accord Schengen dans lequel elle est légalement admissible. Par suite, Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public.". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
17. D'une part, la décision prononçant à l'encontre de Mme E une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, qui vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne notamment les conditions d'entrée et de séjour de l'intéressée, qu'elle ne justifie pas d'attaches fortes et actuelles sur le territoire, qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'elle ne présente pas une menace pour l'ordre public. Ainsi, cette décision, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressée, des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivée.
18. D'autre part, dans la mesure où Mme E ne s'est vu accorder aucun délai de départ volontaire en vue de se conformer à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, le préfet du Pas-de-Calais était fondé à assortir cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, sans qu'y fasse obstacle la circonstance invoquée par l'intéressée qu'elle ne présente pas une menace pour l'ordre public. Mme E ne justifie pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés en France. Sa situation ne relève pas de circonstances humanitaires qui feraient obstacle à ce que le préfet du Pas-de-Calais lui interdise le retour sur le territoire français pendant la durée d'un an. Par suite, compte tenu de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme E en annulation de l'arrêté du 16 juin 2025 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E et au préfet du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2025.
La magistrate désignée,
L. FAVRE
La greffière,
A. LENFANT
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026