Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Police de Paris du 27 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante, qui avait été placée en rétention administrative, a été remise en liberté le 31 juillet 2025 mais n’a fourni aucune adresse pour la poursuite de la procédure. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en l’état sur la requête, dans l’attente d’une éventuelle manifestation de volonté de l’intéressée de poursuivre l’instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 et 29 juillet 2025, Mme D... C... demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, l’arrêté du 27 juillet 2025 par lequel le préfet de Police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d’éloignement ;
2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour et de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte journalière de 152,45 euros.
Vu les autres pièces du dossier
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d’appel (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) »
2. Mme A... C..., placée au centre de rétention administrative de Oissel à la date d’introduction de sa requête, n’a, depuis sa remise en liberté ordonnée le 31 juillet 2025 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rouen, fourni aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement envoyés les éléments de la procédure actuellement pendante devant le tribunal. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu en l’état sur cette requête jusqu’à l’éventuelle manifestation de volonté de la requérante de poursuivre l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer, en l’état, sur la requête de Mme A... C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au préfet de Police de Paris.
Fait à Rouen, le 17 octobre 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. VAN MUYLDER
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON