LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2504028

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2504028

mardi 2 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2504028
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... demandant l’annulation de l’arrêté du 11 février 2025 par lequel le maire de Gouy ne s’est pas opposé à la déclaration préalable pour l’édification d’une antenne relais de téléphonie mobile. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, relatifs à l’affichage, au défaut de concertation, à l’atteinte à la qualité de vie et aux nuisances sanitaires, étaient soit inopérants, soit manifestement insuffisamment précis. La décision a été prise en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2025, et un mémoire complémentaire enregistré le 29 août 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté en date du 11 février 2025 par lequel le maire de la commune de Gouy ne s’est pas opposé à la déclaration préalable pour l’édification d’une antenne relais de téléphonie mobile sur le territoire de la commune de Gouy ;

2°) de condamner la commune de Gouy aux dépens.

Il soutient que :

- les règles d’affichage prévues par les dispositions de l’article R. 424-15 du code de l’urbanisme n’ont pas été respectées ;
- il a été porté atteinte au droit à l’information des administrés ;
- le maire a entaché sa décision d’une erreur manifeste d’appréciation en autorisant l’implantation de l’antenne relais de téléphonie sur le territoire de la commune dès lors que cette implantation porterait atteinte à la qualité de vie et à la valeur patrimoniale des biens voisins ;
- la décision en litige ne tient pas compte des nuisances sanitaires et visuelles occasionnées par le projet.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de l’urbanisme ;
le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


Par un arrêté en date du 11 février 2025, le maire de la commune de Gouy ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société SFR le 20 janvier 2025 pour l’édification d’une antenne relais de téléphonie mobile sur un terrain situé route de Boos et cadastré B 79. M. B... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7°Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».

En premier lieu, la circonstance que le panneau d’affichage mentionnant la décision de non opposition à déclaration préalable n’ait pas été affiché sur le terrain d’assiette du projet, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 424-15 du code de l’urbanisme, est sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Ce moyen doit donc être écarté comme inopérant.

En deuxième lieu, si le requérant soutient que les habitants de la commune de Gouy n’ont pas pu être associés à l’instruction de la déclaration de travaux en litige, il ne ressort d’aucune disposition du code de l’urbanisme que la délivrance d’une décision de non opposition à une déclaration préalable de travaux devrait être précédée d’une concertation avec la population. Ce moyen ne peut dès lors qu’être écarté comme inopérant.

En troisième lieu, si M. B... soutient que l’implantation d’un pylône de 30 mètres de hauteur à proximité immédiate des habitations a pour conséquence de porter atteinte à la qualité de vie et à la valeur patrimoniale des biens, ces moyens sont toutefois sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Ce moyen ne peut qu’être écarté comme inopérant.

En quatrième lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors que le projet entraine des nuisances visuelles et des risques sanitaires, le requérant n’invoque aucune disposition législative ou règlementaire à l’appui de ce moyen. A supposer qu’il ait entendu se prévaloir de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, ce moyen est manifestement dépourvu de toute précision permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... ne comporte que des moyens inopérants ou manifestement non assortis de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Elle peut, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Rouen, le 2 décembre 2025.


La présidente de la 2ème chambre,

Signé

C. Galle



La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions