LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2504738

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2504738

mardi 14 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2504738
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du jury d’aptitude professionnelle mettant fin à sa scolarité à l’école nationale de police. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car les délibérations d’un jury n’ont pas à être motivées. Les autres arguments, notamment ceux relatifs à un prétendu harcèlement ou à des difficultés personnelles, ont été jugés non étayés ou inopérants. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les textes régissant la sécurité intérieure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2025 sous le n° 2519670 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 2 juillet 2025 par laquelle le jury d’aptitude professionnelle a mis fin à sa scolarité au sein de l’école nationale de police de Rouen-Oissel.


Vu :
l’ordonnance du président du tribunal administratif de Paris du 30 septembre 2025 ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de la sécurité intérieure ;
le code des relations entre le public et l’administration ;
le décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 ;
le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. (…) »

En premier lieu, les délibérations d’un jury d’aptitude professionnelle chargé d’apprécier les mérites des candidats ne refusent pas un avantage dont l’attribution constitue un droit et ne constituent pas non plus une sanction. Le moyen tiré de ce que M. A... n’aurait pas reçu des explications quant aux raisons de mettre fin à sa scolarité au sein de l’école de police, qui peut s’analyser comme un moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée en application de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et les administrations, est inopérant.

En deuxième lieu, M. A... se borne à joindre à sa requête la fiche de synthèse retraçant les évaluations de ses apprentissages. Pour justifier qu’il n’a pas acquis un certain nombre de compétences, il indique avoir été perturbé par l’éloignement de la Guadeloupe dont il est originaire, avoir subi une perte de concentration liée à ce changement d’environnement, avoir fait des efforts pour surmonter les difficultés et résorber son retard, n’avoir pas reçu d’aide concrète de sa hiérarchie et avoir subi un harcèlement moral de la part d’un camarade. Toutefois, ces affirmations ne sont étayées par aucun élément de preuve et ne sont pas de nature à regarder les appréciations objectives portées sur ses compétences comme entachées d’erreur manifeste. Ce moyen n’est donc assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En troisième lieu, les circonstances qu’une camarade qui aurait triché lors d’une épreuve a été admise à redoubler, qu’un camarade qui aurait effectué une manœuvre dangereuse avec une arme de service aurait été admis en qualité de stagiaire, que le camarade qui l’aurait harcelé n’a pas été puni et qu’il a lui-même accumulé une certaine expérience dans des fonctions de policier adjoint sont sans incidence sur le bien-fondé des évaluations individuelles dont M. A... a fait l’objet. Ces arguments sont donc inopérants.

En dernier lieu, le requérant admet que le coup de poing qu’il a asséné au camarade qu’il désigne comme son harceleur n’était pas approprié mais estime que son geste doit être replacé dans un contexte de harcèlement moral dont il était en réalité la victime. En l’absence totale d’élément permettant de caractériser l’existence d’agissements de harcèlement, le moyen n’est, en tout état de cause, assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.









O R D O N N E :









Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l’intérieur.


Fait à Rouen, le 14 octobre 2025.


Le président de la 1ère chambre,


signé

P. MINNE

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions