Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2025, M C... A..., représenté par Me Dandaleix, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 26 novembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de son renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an ;
2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation et de le munir d’une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision par laquelle M. Minne, vice-président, a été désigné pour statuer en matière de renvoi prévu par l’article R. 351-3 du code de justice administrative ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre de personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. (…) »
Il ressort des pièces du dossier, notamment de l’avis d’échéance de loyer de novembre 2025 émis par le groupe Acarde-VYV que M. A..., domicilié chez Mme D... B..., avait son lieu de résidence au 33, avenue de la République aux Mureaux dans le département des Yvelines, à la date de la décision du préfet de la Seine-Maritime du 26 novembre 2025 attaquée, prise en matière de police spéciale des étrangers. C’est, de plus, avec Mme B... que l’intéressé a conclu un pacte civil de solidarité enregistré le 6 octobre 2025 par l’officier d’état civil des Mureaux. Enfin, le dossier ne contient aucune pièce revêtue d’une adresse dans les départements de la Seine-Maritime ou de l’Eure. En vertu des dispositions précitées de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal territorialement compétent pour statuer sur la requête étant le tribunal administratif de Versailles, il y a lieu de la transmettre à cette juridiction.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Fait à Rouen le 29 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
P. MINNE
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY