LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2106792

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2106792

vendredi 12 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2106792
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10ème chambre
Avocat requérantSCP ARENTS-TRENNEC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 9 juin 2021 refusant de désigner un officier de garde dans treize centres de secours. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le SDIS, jugeant que le syndicat avait capacité à agir et que le courrier du 9 juin 2021 constituait une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990, mais le texte de la décision est tronqué. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 juillet 2021 et le 31 octobre 2024, le syndicat CGT des agents du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 9 juin 2021 par laquelle le SDIS de Seine-et-Marne a rejeté le recours administratif présenté le 31 mai 2021 tendant à obtenir la désignation d’un officier de garde pour les centres de secours de Provins, Pontault-Combault, Montereau, Moissy-Cramayel, Melun, Meaux, Lagny-sur-Marne, Dammartin-en-Goële, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau, La Ferté-sous-Jouarre, Chessy et Chelles ;

2°) d’enjoindre au SDIS de Seine-et-Marne de désigner un officier de garde dans chacun des centres de secours ci-dessus désignés dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du SDIS de Seine-et-Marne la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 modifié dès lors que le SDIS de Seine-et-Marne a refusé de désigner un officier de garde dans les centres de secours litigieux alors qu’ils ont un effectif de pompiers supérieur ou égal à 10 ;
- elle méconnaît également le référentiel des officiers de garde qui exige un encadrement sur site et non à distance.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, le SDIS de Seine-et-Marne, représenté par Me Cayla-Destrem, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge du syndicat requérant une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il fait valoir que :

- la requête est manifestement irrecevable dès lors que le requérant était dépourvu de capacité pour agir et que l’acte attaqué ne constitue pas une décision faisant grief ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 6 novembre 2024, la clôture de l’instruction a été fixée au
20 novembre 2024 à 12 heures.

Le syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne a produit une pièce le
25 novembre 2025 qui n’a pas été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 modifié ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Teste,
- les conclusions de Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique,
- et les observations de M. A..., représentant le syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne et de Me de Almeida, substituant Me Cayla-Destrem, représentant le SDIS de Seine-et-Marne.


Considérant ce qui suit :

Par un courrier du 31 mai 2021, le conseil du syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne a demandé au SDIS de Seine-et-Marne de désigner un officier de garde dans certains des centres de secours placés sous sa responsabilité, à savoir les centres de Provins, Pontault-Combault, Montereau, Moissy-Cramayel, Melun, Meaux, Lagny-sur-Marne, Dammartin-en-Goële, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau, La Ferté-sous-Jouarre, Chessy et Chelles. Par un courrier du 9 juin 2021, le SDIS de Seine-et-Marne l’a informé que « ces fonctions sont assurées par les officiers des centres de secours et les officiers intégrés quotidiennement à la chaîne de commandement opérationnelle ». Par la présente requête, le syndicat demande au tribunal d’annuler la décision rejetant son recours administratif.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

En premier lieu, aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ».

Il ressort des pièces du dossier que le syndicat requérant produit ses statuts déposés à la mairie de la commune de Melun le 2 octobre 2013 qui indiquent, en leur article 15 que le secrétaire général ou les secrétaires-adjoints sont habilités à ester en justice. Au demeurant, le syndicat requérant produit une décision du 5 octobre 2023 par laquelle la commission exécutive autorise son secrétaire général à intenter, au nom du syndicat requérant, une action contentieuse concernant les chefs de garde et les officiers de garde, lequel a confié ce contentieux à son avocat. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l’absence de capacité pour agir du syndicat requérant doit être écartée.

En second lieu, il ressort des pièces du dossier, que par un courrier du 9 juin 2021, la présidente du conseil d’administration du SDIS de Seine-et-Marne, après avoir rappelé l’objet du courrier du 31 mai 2021 qui lui a été adressé par le conseil du syndicat requérant, l’a informé que « ces fonctions sont assurées par les officiers des centres de secours opérationnels et les officiers intégrés quotidiennement à la chaine de commandement opérationnel ». Si le SDIS soutient qu’il ne constitue qu’un courrier d’information insusceptible de faire grief, il ressort des termes de la demande qui lui était adressée et de la réponse qui lui a été apportée que le SDIS a entendu la rejeter compte tenu de l’organisation mise en place sur les centres d’incendie et de secours concernés. Dans ces conditions, le courrier du 9 juin 2021 doit être regardé comme une décision susceptible de recours. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée de ce que le courrier litigieux ne constitue pas une décision faisant grief doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article 1er du décret du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l'ensemble des sapeurs-pompiers professionnels, dans sa version applicable au présent litige : « Les sapeurs-pompiers professionnels sont des fonctionnaires territoriaux chargés de l'exécution des missions définies à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. / Les sapeurs-pompiers professionnels ont vocation à occuper les emplois définis par le statut particulier dont ils relèvent. Sans préjudice des missions qui leur sont confiées par leur statut particulier en fonction de leur grade, ils ont vocation à occuper les emplois opérationnels et d'encadrement mentionnés dans le tableau de concordance annexé au présent décret. Les effectifs mentionnés à l'intérieur de ce tableau définissent les niveaux d'encadrement. ». Le tableau de concordance figurant en annexe du décret, dans sa version applicable au présent litige, énumère pour chacun des grades les fonctions pouvant être occupées. Il résulte de ce tableau que les fonctions de chef de garde sont occupées par un adjudant lorsque l’effectif de sapeurs-pompiers postés est inférieur à 10 et par un lieutenant lorsque l’effectif de sapeurs-pompiers postés est supérieur ou égal à 10.

En l’espèce, il est constant qu’au sein du SDIS de Seine-et-Marne, un lieutenant est positionné comme officier de garde sur un secteur et non sur un seul centre d’incendie et de secours et qu’au sein des centres d’incendie et de secours, un adjudant est positionné comme chef de garde. Néanmoins, il n’est pas contesté que les centres de secours de Provins, Pontault-Combault, Montereau, Moissy-Cramayel, Melun, Meaux, Lagny-sur-Marne, Dammartin-en-Goële, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau, La Ferté-sous-Jouarre, Chessy et Chelles disposent d’un effectif de pompiers postés supérieur ou égal à 10. Dans ces conditions, l’organisation du service du SDIS de Seine-et-Marne méconnaît les dispositions l’article 1er du décret du 25 septembre 1990 précité.

Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu’il soit besoin de statuer sur l’autre moyen soulevé par le syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne, que le syndicat requérant est fondé à demander l’annulation de la décision du 9 juin 2021 par laquelle la présidente du conseil d’administration du SDIS de Seine-et-Marne a rejeté son recours administratif du 31 mai 2021.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

L’exécution du présent jugement implique nécessairement qu’il soit enjoint au SDIS de Seine-et-Marne de désigner un officier de garde dans chacun des centres de secours précités. Il y a donc lieu d’enjoindre au SDIS de procéder à cette désignation dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du SDIS de Seine-et-Marne une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de rejeter les conclusions présentées par le SDIS de Seine-et-Marne sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :




Article 1er : La décision du 9 juin 2021, par laquelle le SDIS de Seine-et-Marne a rejeté le recours administratif présenté par le syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne le 31 mai 2021 tendant à obtenir la désignation d’un officier de garde pour les centres de secours de Provins, Pontault-Combault, Montereau, Moissy-Cramayel, Melun, Meaux, Lagny-sur-Marne, Dammartin-en-Goële, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau, La Ferté-sous-Jouarre, Chessy et Chelles, est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au SDIS de Seine-et-Marne de désigner un officier de garde dans chacun des centres de secours précités dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le SDIS de Seine-et-Marne versera une somme de 1 500 euros au syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.


Article 5 : Le présent jugement sera notifié au syndicat CGT des agents du SDIS de Seine-et-Marne et au SDIS de Seine-et-Marne.


Délibéré après l'audience du 27 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Janicot, présidente,
M. Delamotte, conseiller,
M. Teste, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2025.



Le rapporteur,

Signé :H. TESTE
La présidente,

Signé :M. JANICOT



La greffière,




Signé :V. DAVID


La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.


Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions