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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202347

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202347

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202347
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantCALLISTA AVOCATS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le n°2202347, par une requête et un mémoire enregistrés le 9 mars 2022 et le 6 décembre 2023, M. A D, représenté par la Selarl EBC avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de lui donner acte du désistement de sa demande d'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par M. B C pour l'extension et la surélévation d'une maison individuelle située 29 bis rue André Soladier ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Alfortville une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2023, la commune d'Alfortville, représentée par la Selarl Clot avocats, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête. Elle demande en outre qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée à M. B C qui n'a pas produit de mémoire en défense.

II. Sous le n°2203251, par une requête et un mémoire enregistrés le 1er avril 2022 et le 29 novembre 2023, M. A D, représenté par la Selarl EBC avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par M. B C pour l'extension et la surélévation d'une maison individuelle située 29 bis, rue André Soladier ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Alfortville une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable dès lors qu'il dispose notamment de la qualité et d'un intérêt à agir en tant que propriétaire de la parcelle contiguë au terrain d'assiette du projet contesté et dès lors que celui-ci est susceptible d'affecter les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien ;

- le dossier de déclaration préalable est insuffisant dès lors qu'il ne comprend ni le document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes, ni deux documents photographiques permettant de situer le terrain dans l'environnement proche et dans le paysage lointain ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UE 2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la construction sera implantée en limite séparative Nord et Est ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UE 2.4 de ce même règlement dès lors que le coefficient d'emprise au sol des nouvelles constructions est supérieur à 10 % de la superficie du terrain d'assiette ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UE 4.3 du règlement dès lors que le projet prévoit une extension de la construction existante de plus de 20 m² au sein d'un cœur d'îlot vert ;

- en s'abstenant de mentionner dans le dossier de déclaration préalable qu'une précédente extension de 20m² avait été réalisée en 2019, le pétitionnaire a obtenu une décision de non-opposition à déclaration préalable par fraude ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UE 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet de construction porte atteinte aux vues vers le cœur d'îlot arboré depuis les propriétés voisines et la voie publique ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UE 3.4 de ce règlement dès lors que la clôture implantée en limite séparative latérale Est présente une hauteur de 5,13 mètres.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2022, M. C conclut, à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête. Il demande en outre qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. D ne dispose pas d'un intérêt pour agir, celui-ci, bien que voisin immédiat du terrain d'assiette, n'apportant pas la preuve que les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien seront affectées par le projet en litige;

- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2023, le commune d'Alfortville conclut au rejet de la requête. Elle demande en outre qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. D ne dispose pas d'un intérêt pour agir, celui-ci, bien que voisin immédiat du terrain d'assiette, n'apportant pas la preuve que les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien seront affectées par le projet en litige;

- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Duhamel,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- les observations de Me Clot, représentant la commune d'Alfortville,

- et les observations de M. C.

Une note en délibéré présentée pour la commune d'Alfortville a été enregistré le 3 décembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 19 juillet 2021, le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 14 mai 2021 par M. C en vue de l'extension et de la surélévation d'une maison individuelle sur la parcelle section F n°75 située 29 bis, rue André Soladier, en zone UE du plan local d'urbanisme applicable. Par un arrêté du 12 mai 2022, le maire d'Alfortville a retiré cet arrêté du 19 juillet 2021 à la demande du pétitionnaire. Par un arrêté du 17 janvier 2022, le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à une nouvelle déclaration préalable déposée le 21 décembre 2021 par M. C en vue de l'extension et de la surélévation de sa maison individuelle sur le même terrain d'assiette. Par un courrier du 28 janvier 2021, M. D en a sollicité le retrait auprès du maire d'Alfortville. Il demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 19 juillet 2021 et du 17 janvier 2022 ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2202347 et 2203251, présentées par M. D, qui concernent un même projet de construction, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la requête n°2202347 :

3. Par acte du 6 décembre 2023, M. D a déclaré se désister des conclusions en annulation dirigées à l'encontre de l'arrêté du 19 juillet 2021 formulées dans sa requête enregistrée sous le n°2202347. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D la somme que demande la commune d'Alfortville sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Sur la requête n°2203251 :

En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Alfortville et M. C :

5. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ". En vertu de l'article L. 600-1-3 du même code de l'urbanisme : " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire () s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire ".

6. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une autorisation de construire de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction. Par ailleurs, sauf circonstances particulières, l'intérêt pour agir d'un requérant contre une autorisation de construire s'apprécie au vu des circonstances de droit et de fait à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire, sans qu'il y ait lieu de tenir compte de circonstances postérieures, qu'elles aient pour effet de créer, d'augmenter, de réduire ou de supprimer les incidences de la construction, de l'aménagement ou du projet autorisé sur les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance mentionnées à l'article L. 600-1-2. A ce titre, il y a lieu de procéder à cette appréciation au vu des constructions environnantes dans leur état à cette date.

7. Il ressort des pièces du dossier que M. D est propriétaire d'une maison d'habitation située 75, rue de Seine à Alfortville et que cette maison est implantée sur une parcelle mitoyenne du terrain d'assiette du projet litigieux, de sorte qu'il a la qualité de voisin immédiat de ce dernier. Alors que la parcelle qui constitue le terrain d'assiette du projet comporte actuellement une maison individuelle de niveau R+1, le projet, qui consiste à surélever en attique une partie de cette maison et à son extension avec la création d'une toiture terrasse accessible est de nature à créer des vues sur sa parcelle, à modifier les conditions d'ensoleillement sur sa propriété et à générer ainsi des troubles de jouissance. Dans ces conditions, le requérant justifie d'une qualité lui donnant intérêt pour agir contre cet arrêté. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Alfortville et M. C doit être écartée.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2022 :

7. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article UE 2.4.1 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " L'emprise au sol des constructions se répartit différemment selon les bandes de constructibilité. / Dans la bande de constructibilité principale, le coefficient d'emprise au sol des constructions est limité à 0,60. / Dans la bande de constructibilité secondaire, le coefficient d'emprise au sol des constructions est limité à 0,10 ". Aux termes des dispositions de l'article UE 2.4.2 de ce même règlement : " Règles alternatives () Dans le cas de constructions d'habitation existantes, une augmentation de l'emprise au sol de la construction de 20 m² est autorisée dans le respect des autres dispositions du règlement. ". Selon la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme " définitions et dispositions communes " : " Une construction existante est une construction régulièrement édifiée, au sens de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme avant la date d'approbation de la révision du PLU ". Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan local d'urbanisme (PLU) régulièrement approuvé, un permis de construire ne peut être légalement délivré pour la modification de cette construction, sous réserve de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, que si les travaux envisagés rendent l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues ou s'ils sont étrangers à ces dispositions.

8. D'une part, il est constant que la construction existante et celle issue du projet d'extension et de surélévation sont situées dans la bande de constructibilité secondaire. D'autre part, il ressort du formulaire cerfa joint au dossier de déclaration préalable que le terrain d'assiette du projet est d'une superficie de 355 m². Il n'est pas contesté que la construction existante dépassait le coefficient d'emprise au sol limité par l'article UE 2.4.1 cité au point précédent à 0,10 dans la bande de constructibilité secondaire. Le pétitionnaire n'est pas fondé à se prévaloir de la règle alternative de l'article 2.4.2 permettant d'augmenter l'emprise au sol de la construction de 20 m2 pour les constructions existantes, au regard de la définition des constructions existantes retenue par le PLU qui se limite aux constructions régulièrement édifiées avant la révision du PLU le 4 décembre 2016. A cet égard le pétitionnaire ne peut utilement se prévaloir d'une attestation de conformité du 10 mai 2021, suite à une autorisation d'extension et de surélévation accordée par un arrêté du 9 août 2019 du maire d'Alfortville, soit postérieurement à la date de la dernière révision du plan local d'urbanisme d'Alfortville, le 4 décembre 2016. Au surplus, le pétitionnaire ne démontre ni même n'allègue que la construction initiale aurait été régulièrement autorisée avant 2016. Dans ces conditions, la construction ainsi modifiée en 2019 objet de la demande d'autorisation attaquée ne peut donc être regardée comme existante et régulièrement édifiée " avant la date d'approbation de la révision du PLU " au sens des dispositions précitées. Les travaux ainsi autorisés, qui n'étaient pas étrangers aux dispositions sur l'emprise, ne rendaient donc pas l'immeuble plus conforme aux dispositions de l'article U.2.4.1 du règlement du PLU. Le requérant est dans ces conditions fondé à soutenir que le projet méconnait ces dispositions.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4.3 de la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " Les cœurs d'îlots verts délimités au plan de zonage () au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme, doivent être préservés et mis en valeur. / Cette protection ne fait pas obstacle à () la possibilité de réaliser l'extension d'une construction à destination d'habitation existante, dans la limite d'une emprise au sol de 20 m² () ".

10. Il est constant qu'un cœur d'îlot vert est identifié dans le plan de zonage du plan local d'urbanisme alors applicable sur le terrain d'assiette du projet, à l'emplacement de l'extension projetée de la construction existante avant travaux. Ainsi que dit au point 8 du présent jugement, la construction modifiée régulièrement autorisée en 2019 ne peut être regardée comme une " construction existante " à la date d'approbation de la révision du plan local d'urbanisme de la commune en 2016 qui pourrait bénéficier de la possibilité de réaliser une extension de 20 m2 en cœur d'ilot vert. Par suite, M. D est fondé à soutenir qu'en autorisant l'implantation d'une extension de cette construction de 20 m² au sein du cœur d'îlot vert identifié, le maire d'Alfortville a méconnu les dispositions précitées. Le moyen devra dès lors être accueilli.

11. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article UE 2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable relatives à l'implantation des constructions dans la bande de constructibilité secondaire : " Au-delà de la bande de constructibilité principale, les constructions doivent être implantées en retrait des limites séparatives. / Toutefois, des implantations en limite séparative peuvent être autorisées, dans les cas suivants : / lorsqu'il s'agit de constructions correspondant à des abris de jardin et à des bâtiments annexes d'une hauteur plafond n'excédant pas 2,60 mètres () ". Enfin l'article 2.2.3 du règlement du PLU " Règles alternatives " dispose que : " Pour les constructions existantes à destination d'habitation non conformes aux dispositions du PLU, implantées dans la bande de constructibilité principale ou secondaire, leur extension, prévue au paragraphe 1.4 de la partie 1 du P.L.U., peut être réalisée dans le prolongement des murs de la construction existante, dans le respect du retrait existant et sans qu'aucune baie nouvelle ne puisse être créée sans respecter les dispositions ci-dessus( "

12. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse joint au dossier de déclaration préalable, que les façades Nord et Est de la construction, qui ne constitue ni un abri de jardin ni un bâtiment annexe, seront implantées en limites séparatives latérales et non en retrait comme l'exigent les dispositions précitées. Si la commune et le pétitionnaire font valoir que les dispositions de l'article UE 2.2.3 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable trouvent à s'appliquer dès lors que ces dispositions ne concernent que les constructions existantes à la date de révision du PLU en 2016 au sens du lexique du règlement du PLU, ce n'est pas le cas de la construction autorisée en 2019 ainsi qu'il a été dit au point 8. Par suite, M. D est fondé à soutenir que les implantations des façades Nord et Est ne respectent pas les dispositions précitées.

13. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme (), la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation (), en l'état du dossier ". Pour l'application de ces dispositions, aucun des autres moyens de la requête n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2022. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 17 janvier 2022 du maire d'Alfortville doit être annulé.

En ce qui concerne les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la commune d'Alfortville et M. C demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Alfortville une somme de 1 500 euros à verser à M. D au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions en annulation de M. D dirigées à l'encontre de l'arrêté du 19 juillet 2021 dans la requête enregistrée sous le n° 2202347.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n°2202347 est rejeté.

Article 3 : L'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. C est annulé.

Article 3 : La commune d'Alfortville versera une somme de 1 500 euros à M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la commune d'Alfortville et de M. C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à la commune d'Alfortville et à M. B C.

Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gougot, présidente,

M. Duhamel, premier conseiller,

M. Combier, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

Le rapporteur,

B. DUHAMEL

La présidente,

I. GOUGOTLa greffière,

A J. YAO

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2202347, 2203251

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