LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202492

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202492

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202492
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantBABOUT & OBADIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 mars 2022 et le 3 mai 2022, M. E B, Mme F B et Mme D C doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2022 par lequel le maire de Lescherolles leur a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour la division en sept terrains à bâtir des parcelles cadastrées section ZE n°108, n°109, n°110 et n°111 situées rue de la Croix Saint-Jean.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que le maire a rendu un avis défavorable sur le projet avant que les autres autorités consultées n'aient rendu leur avis ;

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de réalisation d'une étude de faisabilité ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que les parcelles cadastrées section ZE n°108, n°109, n°110 et n°111 ne sont pas classées en zone NCA et que le règlement national d'urbanisme s'applique ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme dès lors qu'ils s'engagent à prendre en charge les frais de raccordement ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain n'est pas situé en dehors des parties urbanisées de la commune ;

- il est entaché d'un détournement de pouvoir dès lors que M. A, adjoint au maire chargé de l'urbanisme et habitant du lotissement situé en lisière des parcelles litigieuses, a participé à son instruction et à son édiction.

Par des mémoires en défense enregistrés le 4 avril 2022, le 20 mai 2022 et le 17 juin 2024, la commune de Lescherolles, représentée par Me Obadia, conclut au rejet de la requête, à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. E B, Mme F B et Mme D C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une lettre du 6 juin 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 20 juin 2024 sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction est intervenue, en application du dernier alinéa de l'article R. 613-2 du code de justice administrative, à l'émission de l'avis d'audience le 12 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Collen-Renaux

- les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique,

- les observations de M. B, et celles de Me Obadia, représentant la commune de Lescherolles.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande déposée le 28 octobre 2021, M. B, Mme B et Mme C ont sollicité la délivrance d'un certificat d'urbanisme opérationnel concernant l'opération de division en sept terrains à bâtir des parcelles cadastrées section ZE n° 108, n° 109, n° 110 et n° 111 situées rue de la Croix Saint-Jean à Lescherolles. Par un arrêté délivré le 24 janvier 2022, le maire de Lescherolles a délivré un certificat d'urbanisme défavorable aux consorts B. Par la présente instance, ils demandent l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / () ". Aux termes de l'article R. 410-14 du même code : " Dans les cas prévus au b de l'article L. 410-1, lorsque la décision indique que le terrain ne peut être utilisé pour la réalisation de l'opération mentionnée dans la demande, ou lorsqu'elle est assortie de prescriptions, elle doit être motivée ". Aux termes de l'article A. 410-5 de ce code : " Lorsque la demande porte sur un certificat délivré en application du b de l'article L. 410-1, le certificat d'urbanisme indique : / a) Si le terrain peut ou non être utilisé pour la réalisation de l'opération précisée dans la demande ; / b) L'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'il indique que le terrain ne peut pas être utilisé pour la réalisation de l'opération, le certificat précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision et indique les voies et délais de recours ".

3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 410-10 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille l'avis des collectivités, établissements publics et services gestionnaires des réseaux mentionnés à l'article L. 111-11 ainsi que les avis prévus par les articles R. 423-52 et R. 423-53 ".

4. Il ressort des pièces du dossier que le maire de Lescherolles, consulté sur le projet de construction litigieux, a émis un avis défavorable le 2 novembre 2021, communiqué au service instructeur de la communauté de communes des 2 Morin (CC2M). Il ne ressort pas des dispositions précitées que le maire aurait été tenu d'attendre l'avis des autres autorités consultées pour rendre son avis. Dès lors, le moyen doit être écarté comme infondé.

5. En deuxième lieu, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le maire aurait dû réaliser une étude de faisabilité avant de prendre la décision attaquée dès lors qu'aucune disposition ne prévoit la réalisation d'une telle étude avant l'édiction d'un certificat d'urbanisme opérationnel. Le moyen doit donc être écarté comme inopérant.

6. En troisième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté attaqué qu'il est indiqué que le terrain est soumis aux dispositions des règles générales d'urbanisme et notamment aux articles du règlement national d'urbanisme en raison de la caducité du plan d'occupation des sols. Par suite, le moyen tiré de ce que les parcelles cadastrées section ZE n° 108, n° 109, n° 110 et n° 111 ne sont pas classées en zone NCA et que le règlement national d'urbanisme s'applique doit être écarté comme manquant en fait.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics, sans prise en compte des perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité, et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement. Une modification de la consistance d'un des réseaux publics que ces dispositions mentionnent, notamment du réseau public de distribution d'électricité, ne peut être réalisée sans l'accord de l'autorité administrative compétente. L'autorité compétente peut délivrer négativement un certificat d'urbanisme lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et que, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.

8. D'une part, si les requérants font valoir que le raccordement en électricité se trouve à moins de cent mètres de leur parcelle, il ressort des pièces du dossier et, en particulier, de l'avis rendu par ENEDIS le 26 novembre 2021, que la distance entre le réseau existant et la parcelle des consorts B ne permet pas un raccordement au réseau public de distribution d'électricité avec un simple branchement conforme à la norme NF C14-100 et que des travaux d'extension de réseau électrique sont nécessaires. D'autre part, si les requérants soutiennent que le réseau d'eau potable se situe en lisière de leur parcelle, il ressort des pièces du dossier et, en particulier, de l'avis rendu par le syndicat de l'eau de l'est Seine-et-Marnais le 18 novembre 2021 qu'il n'existe aucune canalisation d'eau potable au droit des lots n°1 à 4 et que des travaux de raccordement seront nécessaires pour les lots n° 5 à 7. Au surplus, les consorts B n'apportent aucun élément de nature à contredire ces deux avis. Si les requérants soutiennent qu'ils peuvent financer ces travaux, ils ne soutiennent pas que c'est à tort que l'autorité administrative a considéré qu'elle n'était pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. Par suite, eu égard aux travaux qui seraient rendus nécessaires par l'extension des différents réseaux publics au droit du terrain des consorts B pour assurer la desserte de leur projet, la commune n'a commis aucune erreur d'appréciation au regard de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en considérant ne pas être en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux pourraient être exécutés. Le moyen doit donc être écarté comme infondé.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Aux termes de l'article L. 111-4 du même code : " Peuvent toutefois être autorisés en dehors des parties urbanisées de la commune :1° L'adaptation, le changement de destination, la réfection, l'extension des constructions existantes ou la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation à l'intérieur du périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole, dans le respect des traditions architecturales locales ; 2° Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole, à des équipements collectifs dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées, à la réalisation d'aires d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage, à la mise en valeur des ressources naturelles et à la réalisation d'opérations d'intérêt national ; 2° bis Les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l'acte de production et dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées. Ces constructions et installations ne peuvent pas être autorisées dans les zones naturelles, ni porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. L'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ; 3° Les constructions et installations incompatibles avec le voisinage des zones habitées et l'extension mesurée des constructions et installations existantes ; 4° Les constructions ou installations, sur délibération motivée du conseil municipal, si celui-ci considère que l'intérêt de la commune, en particulier pour éviter une diminution de la population communale, le justifie, dès lors qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, à la salubrité et à la sécurité publiques, qu'elles n'entraînent pas un surcroît important de dépenses publiques et que le projet n'est pas contraire aux objectifs visés à l'article L. 101-2 et aux dispositions des chapitres I et II du titre II du livre Ier ou aux directives territoriales d'aménagement précisant leurs modalités d'application. Pour l'application du présent article, les installations de production et, le cas échéant, de commercialisation, par un ou plusieurs exploitants agricoles, de biogaz, d'électricité et de chaleur par la méthanisation qui respectent les conditions fixées à l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime sont considérées comme des constructions ou des installations nécessaires à l'exploitation agricole mentionnées au 2° du présent article. ". L'article L. 111-3 du code de l'urbanisme interdit en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors des cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est notamment tenu compte de sa proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune ainsi que du nombre et de la densité des constructions projetées.

10. Il est constant qu'à la date de l'arrêté contesté, la commune de Lescherolles n'était dotée ni d'un plan local d'urbanisme ou d'une carte communale opposable aux tiers ni d'un document en tenant lieu. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de situation et des photographies produits, que le terrain d'assiette du projet, d'une superficie de 6 450 m2 et totalement boisé, est bordé au sud par une zone constituée d'une dizaine de maisons individuelles et au nord-ouest par une parcelle boisée et d'autres maisons. Néanmoins, il est séparé de ces deux zones par des routes et s'ouvre au nord-est et à l'est sur de vastes terres agricoles qui supportent quelques infrastructures. Il s'ensuit que le terrain d'assiette du projet se situe en dehors de la partie actuellement urbanisée de la commune qu'il jouxte de manière immédiate au sud et au nord-ouest et que la réalisation du projet aurait pour effet d'étendre le périmètre de cette partie actuellement urbanisée de la commune. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le maire de Lescherolles a estimé que le projet ne répondait pas aux conditions posées à l'article L. 111-3 précité du code de l'urbanisme. Le moyen doit donc être écarté.

11. En sixième et dernier lieu, si les requérants soutiennent que la décision attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle a été prise par M. A, adjoint au maire résidant dans le lotissement situé en lisière des parcelles litigieuses, ce détournement de pouvoir n'est pas établi. Le moyen doit donc être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2022 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Lescherolles, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire de M. B, Mme B et Mme C une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Lescherolles au titre des mêmes dispositions.

14. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par la commune de Lescherolles au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B, Mme B et Mme C est rejetée.

Article 2 : M. B, Mme B et Mme C verseront solidairement à la commune de Lescherolles une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Lescherolles présentées au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, désigné représentant unique pour l'ensemble des requérants, et à la commune de Lescherolles.

Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,

M. Collen-Renaux, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

Le rapporteur,

T. COLLEN-RENAUXLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

C. ROUILLARD

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions