Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2206419

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2206419
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Choisy-le-Roi du 15 juin 2022 ordonnant la fermeture de l'Hôtel Le Pompadour pour des motifs de sécurité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment le caractère brutal de la décision et l'avancement des travaux, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis pour être examinés. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou non assorties de précisions suffisantes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juin 2022, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel le maire de Choisy-le-Roi a prononcé la fermeture de l'établissement Hotel Le Pompadour sis 31 avenue Victor Hugo, sur le territoire communal.

Il soutient que :

- La décision de fermeture a été brutale ;

- Les travaux de mise en sécurité à ce jour ont été effectués à 70% ;

- Il exploite cet établissement depuis vingt ans mais les promoteurs ont " des accords avec la ville " ;

- Le délai imparti de 48 heures est impossible à tenir ;

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2022, le maire de Choisy-le-Roi, conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. A l'appui de sa contestation M. A qui se borne à soutenir que les travaux de mise en sécurité auraient désormais été effectués à 70% et que le délai imparti pour la mise en conformité serait impossible à tenir ne développe pas de moyen opérant. S'il soutient également que la décision de fermeture a été brutale, ce moyen de légalité externe apparaît manifestement mal-fondé alors qu'il ressort de l'arrêté attaqué que suite à l'avis défavorable de la commission communale pour la sécurité contre les risques incendie et de panique du 1er juin 2022, un courrier de mise en demeure lui a été adressé le 3 juin 2022, auquel il a répondu le 10 juin 2022. Enfin, si le requérant soutient qu'il exploite cet établissement depuis vingt ans mais que les promoteurs auraient " des accords avec la ville ", ce moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. C'est pourquoi, le délai de recours contentieux étant écoulé, la requête de M. A doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Choisy-le-Roi.

Fait à Melun, le 4 décembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre

I. GOUGOT

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,2