Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2206691
mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2206691 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JOLY |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2022, Mme B A, représentée par Me Joly, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2022 par lequel le maire de Villejuif a accordé, à la SCI Neuve Patis, un permis de construire un pavillon d'habitation, sur la parcelle cadastrée C97 sur un terrain sis 67 rue des Coquettes, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Villejuif, la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, la commune de Villejuif, représentée par le cabinet Centaure avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de Mme A.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2024, la commune de Villejuif, représentée par le cabinet Centaure avocats, demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A.
Elle fait valoir que l'arrêté n° PC PC 94076 21 W 1094 du 15 février 2022 a été retiré par un arrêté du 7 novembre 2022, sur demande du pétitionnaire et notifié à ce dernier le 9 novembre 2022.
Par un courrier du 28 mai 2024, le tribunal a invité Mme A à confirmer sa requête en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". En vertu de l'article R. 611-8-6 du même code les parties utilisant l'application télérecours sont réputées avoir reçu la communication ou la notification des actes de procédure et mémoires qui leur sont transmis par la juridiction à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai.
2. Après communication du mémoire en défense du 21 mai 2024, et eu égard à la teneur de celui-ci, par courrier du 28 mai 2024 mis à disposition sur l'application télérecours et dont il a accusé réception le même jour, le conseil de Mme A a été invité à confirmer le maintien de sa requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti, Mme A serait réputée s'en être désistée. En dépit de cette demande, le conseil de Mme A n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, elle doit être regardée comme s'étant désistée de sa requête en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la commune de Villejuif et à la SCI Neuve Patis.
Fait à Melun, le 4 décembre 2024.
La présidente de la 7ème chambre
I. GOUGOT
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Décisions similaires
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026