lundi 28 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2206864 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | FAUVEAU IVANOVIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2022, M. C A, représenté par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 31 mai 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de procéder au rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de lui verser rétroactivement les allocations pour demandeur d'asile à compter du 22 mars 2022, dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que la décision attaquée :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen ;
- méconnaît l'article 12 de la directive n° 2013/33/UE et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant, en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de l'article 24 de la Charte européenne et de l'article 23 de la directive n° 2013/33/UE ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 15 et 17 novembre 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête de M. A.
Il soutient que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- par une décision du 6 octobre 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a reconnu à M. A et son épouse le statut de réfugié.
Par un courrier du 2 octobre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office tirés du non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle dès lors que M. A a été admis au bénéfice totale de cette aide par une décision du 20 juillet 2022, de la méconnaissance du champ d'application de la loi dans le temps par la décision attaquée, celle-ci étant fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable en l'espèce, les conditions matérielles d'accueil ayant été accordées à M. A avant le 1er janvier 2019 et de ce que le tribunal envisage de substituer à cette base légale erronée les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015, au regard des principes issus de la décision du Conseil d'Etat du 17 avril 2019 n° 428314.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juillet 2022.
Par une dernière ordonnance du 17 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 4 décembre 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Avirvarei, conseillère,
- et les conclusions de Mme Leboeuf, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant afghan, né le 5 juin 1998 à Baghlan (Afghanistan), est entré en France, selon ses déclarations, le 5 mai 2017 et a sollicité l'asile le 26 juillet 2017. Sa demande d'asile a été enregistrée en procédure " Dublin ". Le même jour, il a accepté l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII ci-après) et a bénéficié des conditions matérielles d'accueil. Par un courrier du 13 février 2018, l'OFII lui a notifié son intention de suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à laquelle M. A n'a présenté aucune observation. Par une décision 20 mars 2018, l'OFII lui a notifié la suspension des conditions matérielles d'accueil. Le 3 mars 2022, sa demande d'asile a été enregistrée en procédure normale. M. A a sollicité le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 31 mai 2022, dont le requérant demande l'annulation, l'OFII a rejeté cette demande.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente ou son président () soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juillet 2022, postérieure à l'introduction de sa requête. Dès lors, il n'y a plus lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la base légale de la décision attaquée :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile par l'autorité administrative compétente, en application du présent chapitre. Les conditions matérielles d'accueil comprennent les prestations et l'allocation prévues au présent chapitre. () ". L'article L. 742-1 du même code prévoit que : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, l'étranger bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. L'attestation délivrée en application de l'article L. 741-1 mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat ". L'article L. 744-5 de ce code dispose que : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 744-3 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen. Cette mission prend fin à l'expiration du délai de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la date de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou à la date du transfert effectif vers un autre Etat, si sa demande relève de la compétence de cet Etat ". L'article L. 744-9 de ce code prévoit que " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L 744-1 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. L'Office français de l'immigration et de l'intégration ordonne son versement dans l'attente de la décision définitive lui accordant ou lui refusant une protection au titre de l'asile ou jusqu'à son transfert effectif vers un autre Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction résultant de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile ; () ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maitrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, puis par l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 portant partie législative du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort de la décision du Conseil d'Etat du 17 avril 2019, n° 428314, que les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.
6. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les conditions matérielles d'accueil ont été accordées à M. A et suspendues avant le 1er janvier 2019, sur le fondement de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015. Eu égard à ce qui a été dit précédemment, sa situation est donc régie par les principes issus de la décision du Conseil d'Etat du 17 avril 2019, n° 428314, qui s'appliquent à la décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil et non les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne pouvait légalement rejeter la demande de M. A en se fondant sur ces dernières dispositions. Il y a lieu, dès lors, de substituer à cette base légale erronée les principes issus de la décision du Conseil d'Etat du 17 avri 2019, n° 428314, dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation dans sa mise en œuvre et que les parties ont été mises à même de présenter leurs observations sur ce point.
En ce qui concerne la légalité de la décision attaquée :
8. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 20 de la directive n° 2013/33/UE dire directive " accueil ". Elle fait état des circonstances et des motifs de la suspension des conditions matérielles d'accueil tirés de ce que l'intéressé n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, indique qu'il ne dispose pas d'attestation de demande d'asile valide du 12 janvier 2018 jusqu'au 3 mars 2022, et fait mention de l'évaluation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé en faisant référence à un entretien ayant eu lieu le 22 mars 2022. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'énoncé suffisamment précis des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, M. A soutient que la décision attaquée n'a pas été précédée d'un examen de sa situation. Toutefois, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qui relate les circonstances de la suspension des conditions matérielles d'accueil, que l'OFII a procédé à un entretien de vulnérabilité du requérant le 22 mars 2022 ne faisant apparaître de facteur particulier de vulnérabilité. A cet égard, il ressort de la fiche d'évaluation que l'OFII avait pris en considération la présence de sa fille et celle de Mme B et noté l'existence d'un hébergement pour ces dernières au CADA FTDA Créteil. L'OFII a examiné en toute connaissance de cause le cas de M. A de façon séparée. Dans ces conditions, l'OFII ne peut être regardé comme s'étant dispensé d'un examen de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation, qui ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs de la décision, sera écarté.
10. En troisième lieu, M. A doit être regardé comme soutenant que l'OFII a commis une erreur d'appréciation dans la mise en œuvre des critères énoncés par la décision du Conseil d'Etat du 17 avril 2019 mentionnée au point 7 du présent jugement.
11. Ainsi qu'il a été rappelé au point 6 du présent jugement, il appartient à l'OFII, pour statuer sur une demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
12. Si M. A soutient que l'OFII aurait dû prendre en considération la présence de son épouse et de sa fille, leur situation de vulnérabilité, ainsi que la sienne, due aux violences physiques et psychologiques qu'il a subies, il ne justifie pas des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'octroi des conditions matérielles d'accueil et s'est soustrait à la décision de transfert vers l'Italie. Par ailleurs, s'il fait valoir qu'il se trouve dans une situation de vulnérabilité particulière, il n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations. Ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, l'entretien de vulnérabilité du requérant qui a eu lieu le 22 mars 2022 n'a pas fait apparaître de facteur particulier de vulnérabilité le concernant. Quant à la situation de son épouse et de sa fille, il ressort de la fiche d'évaluation de la vulnérabilité de Mme B du 14 février 2022 produite en défense par l'OFII que celle-ci n'a pas mentionné l'existence de M. A, et qu'elle a obtenu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour elle et sa fille. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreur d'appréciation doit donc être écarté.
13. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 de la directive n° 2013/33/UE du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale doit être écarté comme inopérant dès lors que cette directive a été transposée.
14. En cinquième et dernier lieu, si M. A indique que sa fille est séparée de l'un de ses parents en raison du refus de l'OFII de lui accorder le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, cette décision n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer un enfant de son parent. Par ailleurs, et ainsi qu'il a été dit précédemment, l'épouse de M. A bénéficie ensemble avec sa fille des conditions matérielles d'accueil. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne peuvent être qu'écartés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 31 mai 2022 par laquelle l'OFII lui a refusé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer de statuer sur les conclusions présentées par M. A tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Xavier Pottier, président,
Mme Andreea Avirvarei, conseillère,
Mme Lina Bousnane, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2024.
La rapporteure,
A. Avirvarei
Le président,
X. PottierLa greffière,
A. Starzynski
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026