Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2301129

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2301129
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantESSOUMA MVOLA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de la requête de M. B, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Le juge des référés avait déjà constaté un non-lieu à statuer en référé, le CNAPS ayant fait droit au recours gracieux de l’intéressé et délivré la carte. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal lui a donné acte de son désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 février 2023, M. A B, représenté par Me Essouma Mvola, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer la carte professionnelle sollicitée dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un courrier du 6 octobre 2023, le tribunal a invité M. B à confirmer sa requête en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu l'ordonnance de référé de non-lieu n° 2301126 du 8 mars 2023

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". En vertu de l'article R. 611-8-6 du même code, les parties utilisant l'application télérecours sont réputées avoir reçu la communication ou la notification des actes de procédure et mémoires qui leur sont transmis par la juridiction à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai.

2. Par une ordonnance n° 2301126 du 8 mars 2023, le juge des référés a considéré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, au motif que par une décision du 14 février 2023, le directeur du conseil national des activités privées de sécurité avait fait droit au recours gracieux déposé par M. B contre la décision contestée du 13 janvier 2023 et lui avait délivré sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée.

3. Par courrier du 6 octobre 2023 mis à disposition sur l'application télérecours le même jour et dont il a accusé réception le 17 octobre suivant, le conseil de M. B a été invité à confirmer le maintien de sa requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti, M. B serait réputé s'en être désisté. En dépit de cette demande, M. B n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Melun, le 9 décembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre

I. GOUGOT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,2