Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2304267

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2304267
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARM SMETH

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A B A, qui demandait l’annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de Seine-et-Marne. En effet, postérieurement à l’introduction de l’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 avril 2023, M. A B A, représenté par Me Samba, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision née le 10 mars 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou à défaut " salarié ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois sous la même astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le préfet de Seine-et-Marne a produit une pièce, enregistrée le 8 juillet 2024, qui a été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par une décision du 28 août 2023, postérieure à l'introduction de l'instance, le préfet de Seine-et-Marne a délivré à M. A une carte de séjour temporaire qui a été remise matériellement à l'intéressé le 19 octobre suivant. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'annulation de la décision implicite née le 10 mars 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire, ainsi que, par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction sous astreinte, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative demandée par M. A.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B A et au préfet de Seine-et-Marne.

Fait à Melun, le 3 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

I. BILLANDON

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,