Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2306394

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2306394
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de Mme C épouse B, de nationalité indienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour "étudiante" et son récépissé. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, arguant de la nécessité de ces documents pour effectuer un stage de fin d'études. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfecture avait délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu'en janvier 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 21 juin 2023 et le 26 juin 2024, Mme A C épouse B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son titre de séjour portant la mention " étudiante " et son récépissé de demande de titre de séjour, et d'enjoindre à la préfecture de lui délivrer un titre de séjour étudiant ou un titre de séjour de longue durée.

Elle soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est étudiante et que, pour obtenir son diplôme, elle doit réaliser un stage de fin d'études pour lequel avoir son titre de séjour ou au moins un récépissé de demande de titre de séjour est indispensable.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une lettre du 17 mai 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 26 juin 2024.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 5 septembre 2024.

Les parties ont été informées par un courrier du 5 septembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme C épouse B compte tenu de la délivrance d'une carte de séjour temporaire à l'intéressée valable du 10 janvier 2024 au 9 janvier 2025.

Les parties ont été informées par un courrier du 27 septembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que le tribunal lui délivre une carte de résidente longue durée dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de le faire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dutour, conseillère,

- et les observations de Mme C épouse B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C épouse B, de nationalité indienne, est entrée en France le 16 décembre 2018 et a sollicité le 14 mars 2022 le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiante " valable jusqu'au 12 mai 2022. Elle s'est vue délivrer un récépissé de demande de titre de séjour valable du 8 juin 2022 au 7 décembre 2022. Par des décisions implicites, la préfète du Val-de-Marne lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour et de son récépissé de demande de titre de séjour. Par le présent recours, elle demande l'annulation de ces décisions implicites de rejet.

Sur le non-lieu à statuer :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, la préfète du Val-de-Marne a délivré à Mme C épouse B une carte de séjour temporaire valable du 10 janvier 2024 au 9 janvier 2025. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de Mme C épouse B sont sans objet.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse B et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Dutour, conseillère,

M. Tom Collen-Renaux, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.

La rapporteure,

L. DUTOURLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière