Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2307154

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2307154
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris à son encontre. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'intéressé ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'un droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 juillet 2023 et le 7 juin 2024 sous le n° 2307154, M. A B, représenté par Me Boudjellal, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer, à titre principal, un titre de séjour, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie résider en France depuis plus de dix ans ;

- compte-tenu de sa situation personnelle et familiale en France, elle viole les stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 décembre 2023 et le 7 juin 2024 sous le n° 2313635, M. A B, représenté par Me Boudjellal, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 novembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer, à titre principal, un titre de séjour, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'irrégularité de la consultation du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) en méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 6-1 et 7-b de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie résider en France depuis plus de dix ans, disposer d'attaches familiales en France et exercer une activité professionnelle salariée ;

- il ne constitue pas une menace à l'ordre public ;

- compte-tenu de sa situation personnelle et familiale en France, elle viole les stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 de l'accord franco-algérien et est entachée à ce titre d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Duhamel a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité algérienne, déclare être entré sur le territoire français le 27 juin 2013 et s'y être maintenu depuis cette date. Par une requête enregistrée sous le n° 2307154, il demande l'annulation de la décision implicite de rejet, née du silence gardé par la préfète du Val de Marne sur sa demande de titre de séjour du 16 mai 2023. Par une seconde requête enregistrée sous le n° 2313635, il demande l'annulation de l'arrêté du 27 novembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné, au motif que sa présence en France constituait une menace à l'ordre public.

Sur la jonction :

2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2307154 et 2313635, présentées par M. B, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de procéder à leur jonction et d'y statuer par un seul jugement.

Sur la requête n° 2313635 :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. La décision attaquée vise les textes applicables à la demande de M. B et comporte les considérations de fait, relatives tant à l'ordre public qu'à la vie privée et familiale de l'intéressé, sur lesquelles la préfète du Val-de-Marne s'est fondée pour rejeter la demande. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que la préfète du Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.

6. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans () ". Aux termes des stipulations de l'article 7-b de cet accord : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () "

7. D'une part, aucune stipulation de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prive l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour d'un ressortissant algérien en se fondant sur la circonstance que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Ainsi, et alors même que les articles 6 et 7 b) de cet accord ne prévoyaient pas une telle possibilité, la préfète du Val-de-Marne pouvait légalement fonder la décision contestée, contrairement à ce que soutient M. B, sur un tel motif.

8. D'autre part, il résulte des énonciations de la décision attaquée qui ne sont pas contestées par M. B que ce dernier a été condamné par tribunal de grande instance de Créteil le 26 juillet 2019 à 800 euros d'amende pour conduite d'un véhicule en état d'ivresse manifeste sans permis de conduire et le 26 juin 2020, par le tribunal correctionnel de Créteil à trois ans d'emprisonnement avec sursis pour agression sexuelle imposée à une personne vulnérable. Il résulte de ces mêmes énonciations, non contestées, que M. B a été mis en cause le 8 juin 2022 pour recel de bien provenant d'un vol. Ces faits, eu égard à leur nature, à leur gravité et à leur caractère récent à la date de la décision attaquée, établissent, à eux seuls, que M. B constitue une menace actuelle pour l'ordre public. Par suite, la préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la poursuite du séjour de M. B en France constitue une menace pour l'ordre public, a pu légalement, pour ce seul motif, lui refuser la délivrance du certificat de résidence sollicité sur le fondement des article 6 et 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1, L. 114-2, L. 211-11-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure et à l'article L. 4123-9-1 du code de la défense, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : / () 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. Le procureur de la République adresse aux autorités gestionnaires du traitement un relevé des suites judiciaires devant figurer dans le traitement d'antécédents judiciaires et relatif à la personne concernée. Il indique à l'autorité de police administrative à l'origine de la demande si ces données sont accessibles en application de l'article 230-8 du présent code. "

10. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que la décision par laquelle l'autorité préfectorale a refusé le titre de séjour sollicité par M. B a été prise sur le fondement d'une menace à l'ordre public, notamment en raison des condamnations pénales dont l'intéressé a fait l'objet. Ces éléments, qui ne résultent pas de la consultation du fichier régi par les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale précité, suffisent, ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, pour justifier légalement la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, du fait de la consultation des fichiers des antécédents judiciaires en méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, doit être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".

12. Si M. B soutient qu'il réside de manière habituelle et continue en France depuis 2013, il ne l'établit pas dès lors, notamment, qu'il ne produit aucune pièce concernant l'année 2013 et qu'au titre de l'année 2020, il ne produit que la copie d'un avenant à son contrat de travail signé le 31 août 2020. En outre, si M. B qui ne conteste pas être célibataire et sans enfant, fait valoir qu'il possède des attaches familiales en France, notamment son frère, il ne l'établit pas. Enfin, la circonstance qu'il justifie exercer une activité professionnelle en France en qualité d'aide menuisier ne saurait caractériser un lien personnel avec la France tel que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Dans ces conditions, eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, en particulier de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France et compte tenu de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné, l'arrêté attaqué du 27 novembre 2023 n'a pas porté au droit au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-23, () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / (). ".

14. D'une part, si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité, il n'a cependant pas entendu écarter les ressortissants algériens, de l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour. Au nombre de ces dispositions figure la consultation, prévue par les articles L. 432-13 et L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'applique aux ressortissants algériens dont la situation est examinée sur le fondement des stipulations de l'accord bilatéral précité, de portée équivalente en dépit des différences tenant au détail des conditions requises.

15. D'autre part, si le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent, la circonstance que la présence de l'étranger constituerait une menace à l'ordre public ne le dispense pas de son obligation de saisine de la commission.

16. Il résulte de ce qui a été dit précédemment, notamment au point 12 du présent jugement, que M. B ne justifie pas qu'il remplit les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour de plein droit ni qu'il réside en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande de titre de séjour.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 27 novembre 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur la requête n° 2307154 :

18. Lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.

19. En l'espèce, l'arrêté du 27 novembre 2023 qui refuse explicitement d'admettre M. B au séjour doit être regardée comme retirant la décision implicite née du silence gardé par l'administration sur sa demande du 16 mai 2023.

20. Ainsi qu'il a été dit au point 17, les conclusions en annulation de l'arrêté du 27 novembre 2023 doivent être rejetées. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2307154 tendant à l'annulation de la décision implicite de refus de titre, à laquelle la décision explicite de refus du 27 novembre 2023 s'est substituée ainsi que, par voie de conséquence sur les conclusions en injonction de M. B.

21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du requérant fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête n° 2307154.

Article 2 : Les conclusions de M. B formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans la requête n° 2307154 sont rejetées.

Article 3 : La requête n° 2313635 est rejetée.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée, pour son information, au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gougot, présidente,

M. Duhamel, premier conseiller,

Mme Prissette, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

Le rapporteur,

B. DUHAMEL

La présidente,

I. GOUGOTLa greffière,

A J. YAO

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2307154, 2313635