Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2307568

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2307568
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTCHIAKPE

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 17 décembre 2024, donne acte du désistement d'instance de M. A. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Saisi sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions après que le préfet a produit une carte de résident remise à l'intéressé. En l'absence de réponse dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Tchiakpe, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet du Val-de-Marne a implicitement refusé d'enregistrer sa demande de délivrance de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'enregistrers demande de titre de séjour et de

lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, sous une astreinte de 70 euros par jour de retard à compter du délai de 15 jours ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () ".

2. D'une part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

4. Eu égard aux pièces produites en cours d'instance par le préfet du Val-de-Marne, faisant ressortir qu'une carte de résident a été remise à M. A, ce dernier a été invité par une lettre mise à disposition par l'application " Télérecours " le 8 novembre 2024 et consultée le 9, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et informé de ce que, à défaut de confirmation, il serait réputé s'être désisté d'office. Or, M. A n'a pas donné suite à cette demande dans le délai qui lui était imparti. Dès lors, il doit être réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au préfet du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Melun, le 17 décembre 2024.

Le président de la 8ème chambre,

X. POTTIER

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,